Le lundi 13 octobre, le match de hockey sur glace opposant les Flyers aux Canadiens de Montreal se déroulait au Wachovia Center de Philadelphie pour la saison NHL 2008-2009. Une rencontre qui s’annonçait riche en action car c’était l’occasion pour les canadiens de prendre leur revanche après leur défaite contre l’équipe de Philadelphie l’année passée.

Mais avant tout, quelques petits rappels s’imposent. Tout d’abord, kékécé le hockey? Y’a des règles? Alors oui, il y en a. Mais une fois qu’on a compris que ce sport fait intervenir deux équipes composées chacune 6 monstres montés sur patins près à écraser contre la vitre quiconque sur la glace ne porterait pas les couleurs de son équipe, on a assez largement débroussaillé le jardin des subtilités de ce sport. Bon bon, ok, c’est assez réducteur, pour de plus amples informations, je vous laisse consulter l’article Wikipédia sur le hockey.
Le Wachovia Center en lui même est assez impressionnant, le stade est très grand, et très bien pourvu en équipement son et lumière, ce qui lui permet des effets forts sympathiques au cours du match, comme recouvrir par exemple la glace d’éclairs, ou d’autres images pendant le match ou les temps morts.

La rencontre commence avec l’entrée des joueurs sur le terrain. Les flyers jouant à domicile, ils sont accueillis par une foule plutôt enthousiaste, tandis que les canadiens font leur entrée sous les huées des supporters. Le mot d’ordre est lancé : on oublie le fair play. On est ici pour compter les dents sur la glace, de préférence celles de l’adversaire.
Après que les deux hymnes nationaux ont été chantés, le match commence enfin! On retrouve ici un jeu beaucoup plus rapide que le football américain, et ça fait du bien. A ce point du récit, il est important de dire que mon téléobjectif n’a pas pu pénétrer dans l’enceinte du stade, si bien que les photos de joueurs en gros plan qui viendront illustrer cet article sont discrètement empruntées à l’une de mes collègues de stage. Que le dieu des blogs la bénisse sur 17 génération.

Bref, je disais donc que le jeu est très dynamique, il en devient même parfois difficile de suivre le palet sur la glace. Beaucoup moins de temps morts qu’au football US, et surtout les joueurs n’ont pas peur de se rentrer dedans. En fait, ils passent même beaucoup plus de temps au contact de l’adversaire qu’au contact du palet! Et clou du spectacle, il n’est pas rare que des bagarres éclatent sur le terrain : si les gants et les casques sont retirés, on passe aux choses sérieuses, et on se tape vraiment dessus. Le plus drôle? Les arbitres laissent faire tant qu’aucun joueur ne finit allongé sur la glace. Les joueurs auraient tort de se priver, provoquer une bagarre provoquera uniquement l’expulsion du hockeyeur pour 2 minutes! Mais l’équipe pénalisée joue alors à 5 contre 6, voire 4 contre 6 si deux joueurs sont provisoirement expulsés! Prenez vous un petit hot-dog pour admirer le show, et l’expression circem & panem prend tout son sens.

Pour en revenir au jeu, les flyers ont mené en début de partir en marquant le premier goal. Les canadiens ont assez vite rattrapé leur retard en égalisant. Les équipes marqueront par la suite plusieurs fois chacune, offrant un match assez serré!

A chacun des deux tiers-temps, la glace est refaite, et des T-shirts sont propulsés à l’aide de gros canons vers la foule, par des charmantes demoiselles sur patin. Si comme nous vous êtes assis dans les rangées du haut, il sera difficile d’attraper votre petit cadeau.
Finalement, les Canadiens réussissent à prendre un point d’avance aux Flyers dans le dernier tiers-temps (4-5). Les Flyers tentent alors le tout pour le tout, et le goal est remplacé par un joueur attaquant. Cette stratégie leur sera fatale, car ils encaisseront un dernier but, et la partie se terminera sur le score de 4-6 pour les Canadiens.
J’ai largement préféré cette soirée à mon expérience de football américain. Déjà, parce qu’en cas de pluie, on est couvert quoi qu’il arrive! Mais surtout parce que le hockey est beaucoup plus vivant et dynamique! On n’a pas le temps de s’ennuyer, on attend avec impatience le prochain but, ou la prochaine provocation d’un joueur sur la glace, ce qui conduira à coup sûr à une petite altercation divertissante.
LET’S GO FLYERS!



Nous sommes placés assez haut dans le stade, mais la vue reste bonne. Après l’inévitable hymne américain, les cheerleaders de l’équipe nous gratifient d’une petite chorégraphie. Manifestement, c’est aussi la pré-saison pour les pompoms girls, qui manquent un peu de synchronisation. Puis c’est l’arrivée de l’équipe des Eagles, sous les applaudissements de la foule, les feux d’artifices, et l’hymne de l’équipe. Un vrai petit show à l’américaine comme on les aime! Et les panthers me direz vous? Oh bah ils sont sur le terrain depuis un bon bout de temps, mais ils ne sont pas à domiciles, et ne bénéficient pas des mêmes égards que leurs adversaires! Non mais!
supplémentaires, la pluie est toujours présente, les supporters beaucoup moins.
Et un autre touch-down ranime finalement les espoirs de victoires des Eagles. L’équipe de Philadelphie mène pour la première fois de la partie : 17-13. Le même show recommence!
