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Dimanche, juin 21st, 2009 | Auteur: Aquineas

Retour dans notre bonne vieille Pennsylvanie après ces 5 jours mémorables à Yellowstone. A partir de ce moment là, les préparatifs du départ vont s’accélérer, finis les grands voyages aux quatre coins des USA, les démarches administratives, le rangement, le nettoyage engloutissent une grande partie de mes courtes journées. Tout juste aurai-je le temps pour une dernière balade dans les rues de Philadelphie.

Comment pourrait on décrire la journée idéale dans cette ville qui fut pendant une courte période capitale de Etats-unis? On pourrait commencer par se garer aux alentours du Musée d’Art, bâtiment à l’architecture d’inspiration grecque, et qui trône majestueusement à l’entrée de la ville le long du fleuve Delaware. Impossible de visiter ce musée en coup de vent, il faudrait y consacrer au minimum une demi-journée pour avoir une rapide vue d’ensemble, et plus d’un jour pour espérer en faire le tour. A défaut, vous pourrez toujours revivre la montée des marches en vous remémorant cette scène mythique de Rocky. On peut alors admirer la ligne d’horizon de la ville, découpée par ses building entre lesquels se dessinent les timides silhouettes des bâtiments historiques de la ville, tel que le city hall.

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Pour gagner le centre ville, on peut descendre le long des quais, aménagés pour le plus grand plaisir des citadins et étudiants qui viennent courir en échappant un petit peu à la circulation. Après avoir slalomé entre les vélos, coureurs, et autres skates, on remontera au niveau de Market Street, bordée par ses grands buildings de bureaux, et qui offre une vue imprenable sur l’hôtel de ville. Si la vue des gratte-ciels ne vous emballe pas plus que ça, bifurquez sur votre droite pour rejoindre les Chestnut et Walnut Streets où se concentrent une grande majorité des boutiques modes et des restaurants tendances de la ville. Sur Walnut Street, vous longerez le Rittenhouse square, entouré d’hôtels particuliers luxueux et de restaurants chics.

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Faites un détour par le City Hall, car il serait dommage de ne pas être passé par sa cour intérieure. Sa tour est accessible, mais mieux vaut réserver ses billets tôt dans la matinée. Jusqu’aux années 70, il était d’ailleurs interdit de construire des immeubles dépassant la statue de William Penn, le fondateur philanthrope de Philadelphie, juchée en haut de cet édifice, ce qui explique en partie pourquoi la ville compte si peu de gratte-ciels comparé à ses consœurs de la côte Est.

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Vous pouvez alors gagner le sud de la ville en slalomant au hasard entre les pâtés de maisons des quartiers résidentiels au charme anglais. Une fois sur la South Street, remontez la rue vers l’Est. Ce quartier a longtemps été le berceau artistique de la ville, et encore aujourd’hui, on tombe sur des concerts de rue, des maisons entièrement recouvertes de mosaïques, ou faites en bouteilles de verre, les boutiques d’influence culture pop’ fleurissent…c’est le quartier bohème de la ville, l’un des principaux sites touristiques de la ville.

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Si vous avez faim, passez chez Jim’s pour tester le Philly cheese steak, ou bien arrêtez vous au Johnny Rocket, savourer un milk shake dans un décor de « diner»  américain des années 50. Via des petits jukeboxes, vous choisissez la musique diffusée dans le restaurant, et à certaines heures, le staff vous gratifiera d’une petite chorégraphie.

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Remontez ensuite le long de la 5th Street vers le nord, afin de pénétrer dans le quartier historique de la ville. Independance Hall, le Constitution Center sont à visiter impérativement pour s’imprégner davantage de la riche historique de cette ville, qui a joué un rôle de tout premier plan lorsque les meneurs de la révolution américaine cherchaient à marquer à jamais la nouvelle nation de leur vision de la liberté et de l’indépendance. Outre l’aspect historique, le quartier est parsemé de nombreux parcs, qui le rendent très agréable.

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En remontant encore, au niveau de Race Street, et aux alentours de la 11th Street, vous entrez dans le quartier chinois de la ville. Même si il ne rivalise pas avec celui de New York, c’est le lieu idéal pour déguster de la cuisine chinoise authentique, certains menus peuvent surprendre!

La nuit ne devrait pas tarder. Si il vous reste encore des jambes, et si elles ont envie de danser, rien de tel que se balader au niveau de la 2nd Street, entre Race Street et Market Street, où sont regroupés une grande partie des bars de la ville, et où se retrouvent les étudiants le week-end. Ambiance salsa, rock, bar, restaurants, vous trouverez dans le coin de quoi finir agréablement la soirée. N’oubliez pas votre pièce d’identité!

La journée se termine bientôt, courage! Pour revenir vers le musée, pourquoi ne pas remonter le Benjamin Franklin Parkway qui part du city hall et remonte jusqu’à la rivière? Ces champs élysées de Philadelphie sont bordés des drapeaux de tous les pays du monde, et donnent une magnifique vue sur Philadelphie de nuit. Une fois arrivé au musée, contournez le par le nord, et gagnez les rives. Vous devriez trouver un petit kiosque d’où vous pourrez admirer le Boathouse Row, une rangée de petites maisons classées site historique national, et qui hébergent les équipes d’aviron des universités locales. La nuit, les petites bâtisses s’illuminent et leurs décorations embrasent la rivière. Après un dernier regard sur la belle skyline de Philadelphia, vous êtes prêts à partir…et définitivement pressés de revenir.

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« But it’s much too late for now to be like yesterday
And the time is running out and we still have to say
Goodbye» 

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Galerie photo de Philadelphie (cliquez sur les vignettes pour voir la photo) :

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Lundi, janvier 19th, 2009 | Auteur: Aquineas

Après un long mois sans nouvelles, je dois faire un démenti officiel : non je n’ai pas été enlevé par un groupe de grenouilles mutantes anarcho-communistes vêtues de pagnes en aluminium. Elles sont juste passées pour discuter. La vraie raison de ce long désert d’articles c’était la venue de ma famille, et je n’ai donc pas eu beaucoup de temps à consacrer à mes récits.

Mais cette période faste est révolue, j’ai désormais plus de temps devant moi, et je compte bien rattraper mon retard. Donc : joyeux Noël, bonne année, joyeuse Pâques, bonnes vacances d’hiver. Ca devrait me couvrir jusqu’à la fin de mon stage.

Cette histoire commence en 2008, par ce qui devait être une peu laborieuse journée d’octobre. Tranquillement assis dans un canapé, nous élargissions nos horizons culturels en visionnant une démonstration de cet art mal apprécié sur notre vieux continent, et que nous appelons couramment du catch. A force de vouloir tenter tout et n’importe quoi sur le sol américain, ce qui devait arriver arriva, et soudainement l’idée fut lancée, à la surprise générale : « Et dites donc, si on allait voir un match de catch à Phila?»  – « Hahah…ouais ça serait vraiment con… t’imagine hein…ah mais t’es sérieux??» . Voila le genre de propositions indécentes qui vous propulsent quelques mois plus tard dans un stade rempli de gens brandissant des pancartes, à attendre que des géants body-buildés huileux montent sur le ring pour se taper dessus.

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Ainsi donc, après avoir tenté le hockey, le football, nous avons assisté à un tournoi de catch. Mais pas n’importe lequel. L’événement était l’occasion de remettre aux professionnels de la ligue WWE les slammy awards, les premiers depuis l’édition de 1997! A l’instar des oscars, il existe plusieurs catégories, et pour chacune d’elle, un catcheur se voit remettre le slammy award pour ses prestations hors du commun. Rien que ça. Parmi les différentes catégories, notons le « superstar of the year» , « Diva of the year»  (le mot « diva»  a depuis pris pour moi une connotation totalement différente de celle qu’il avait jusque là), « Finishing Maneuver of the Year» , ou encore le « » Oh My God!»  Moment of the Year» ! A partir de là, on ne peut que s’attendre à passer une superbe soirée. Les vrais amateurs apprécieront sûrement aussi la présence de grandes stars telles que Chris Jericho, John Cena, Edge

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La première surprise pour moi fut de constater que dans le public, une personne sur trois devait avoir moins de 12 ans. Le catch est ici très prisé par les plus jeunes, et la compétition semblait être la parfaite sortie en famille du lundi soir. Après l’hymne américain traditionnel (oui, même ici…), la cérémonie peut commencer, et la remise des awards débute enfin! Pour chaque catégorie, nous revoyons donc les moments de l’année qui sont consacrés ce soir. Je me tourne souvent vers mon voisin, un autre stagiaire qui connait la vie, et les histoires de chaque catcheur sur le bout des doigts. Partagé entre la fascination et la peur devant cet étalage de détails (quoi qu’on en dise, une personne normale n’est pas censée connaître par coeur la taille, la masse et le CV de tous les lutteurs!), je profite donc du cours de rattrapage.

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Assez bizarrement, il s’avère très vite qu’après chaque remise des petites statuettes à un des sportif, un autre catcheur vient exprimer son vibrant désaccord avec cette nomination. Et on ne critique pas un gars de 2m de haut et de 150kg sans que cela ne mène à un combat sur le ring semble-t-il. Les affrontements s’enchaînent donc au rythme des remises des récompenses. Si vous aviez l’impression à la télé que les coups étaient bien évidemment feintés, cela devient encore plus criant en vrai, à la limite du ridicule. Le spectacle reste néanmoins impressionnant, les coups sont plutôt bien calculés pour épater la galerie sans blesser personne.

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Finalement, on a assez l’impression de regarder un spectacle de clowns. Il y a le clan des méchants, le clan des gentils, mais plutôt que de se lancer des tartes à la crème, on se balance des marrons. Les catcheurs ont des histoires entre eux, et grâce toujours à mon voisin, j’apprends quelles sont les « motivations»  de chacun pour absolument vouloir sauter à pieds joints sur la cage thoracique du gars situé à l’autre bout du ring. C’est comme du théâtre, avec des acteurs body-buildés et plutôt belliqueux.

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L’ambiance dans le stade était survoltée, les gens criaient, soutenaient leurs héros. Si on se prête au jeu, on s’amuse énormément. Alors certes je ne retournerais pas de sitôt voir une de ses compétitions, mais c’est une expérience qu’il faut vivre, rien que pour ressentir ce petit moment, où votre voix intérieur vous susurre à l’oreille : « mais qu’est ce que tu fais là mon garçon?»  (ce moment arrive notamment quand vous voyez une brute de 2m20 et de 250kg embrasser soudainement la présentatrice, et que des gens se mettent à chanter autour en brandissant des drapeaux américains. Effet garanti). C’est l’expérience la plus éloignée de tout ce que je connaissais jusqu’à présent! Si vous avez l’occasion d’assister à un de ces matchs, foncez! C’est pas trop chère, et c’est vraiment marrant!

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Vendredi, octobre 24th, 2008 | Auteur: Aquineas

Le lundi 13 octobre, le match de hockey sur glace opposant les Flyers aux Canadiens de Montreal se déroulait au Wachovia Center de Philadelphie pour la saison NHL 2008-2009. Une rencontre qui s’annonçait riche en action car c’était l’occasion pour les canadiens de prendre leur revanche après leur défaite contre l’équipe de Philadelphie l’année passée.

Stade Wachovia Center

Mais avant tout, quelques petits rappels s’imposent. Tout d’abord, kékécé le hockey? Y’a des règles? Alors oui, il y en a. Mais une fois qu’on a compris que ce sport fait intervenir deux équipes composées chacune 6 monstres montés sur patins près à écraser contre la vitre quiconque sur la glace ne porterait pas les couleurs de son équipe, on a assez largement débroussaillé le jardin des subtilités de ce sport. Bon bon, ok, c’est assez réducteur, pour de plus amples informations, je vous laisse consulter l’article Wikipédia sur le hockey.

Le Wachovia Center en lui même est assez impressionnant, le stade est très grand, et très bien pourvu en équipement son et lumière, ce qui lui permet des effets forts sympathiques au cours du match, comme recouvrir par exemple la glace d’éclairs, ou d’autres images pendant le match ou les temps morts.

Effets lumineux wachovia

La rencontre commence avec l’entrée des joueurs sur le terrain. Les flyers jouant à domicile, ils sont accueillis par une foule plutôt enthousiaste, tandis que les canadiens font leur entrée sous les huées des supporters. Le mot d’ordre est lancé : on oublie le fair play. On est ici pour compter les dents sur la glace, de préférence celles de l’adversaire.

Après que les deux hymnes nationaux ont été chantés, le match commence enfin! On retrouve ici un jeu beaucoup plus rapide que le football américain, et ça fait du bien. A ce point du récit, il est important de dire que mon téléobjectif n’a pas pu pénétrer dans l’enceinte du stade, si bien que les photos de joueurs en gros plan qui viendront illustrer cet article sont discrètement empruntées à l’une de mes collègues de stage. Que le dieu des blogs la bénisse sur 17 génération.

Engagement match flyers vs canadiens

Bref, je disais donc que le jeu est très dynamique, il en devient même parfois difficile de suivre le palet sur la glace. Beaucoup moins de temps morts qu’au football US, et surtout les joueurs n’ont pas peur de se rentrer dedans. En fait, ils passent même beaucoup plus de temps au contact de l’adversaire qu’au contact du palet! Et clou du spectacle, il n’est pas rare que des bagarres éclatent sur le terrain : si les gants et les casques sont retirés, on passe aux choses sérieuses, et on se tape vraiment dessus. Le plus drôle? Les arbitres laissent faire tant qu’aucun joueur ne finit allongé sur la glace. Les joueurs auraient tort de se priver, provoquer une bagarre provoquera uniquement l’expulsion du hockeyeur pour 2 minutes! Mais l’équipe pénalisée joue alors à 5 contre 6, voire 4 contre 6 si deux joueurs sont provisoirement expulsés! Prenez vous un petit hot-dog pour admirer le show, et l’expression circem & panem prend tout son sens.

Bagarre sur la glace!

Pour en revenir au jeu, les flyers ont mené en début de partir en marquant le premier goal. Les canadiens ont assez vite rattrapé leur retard en égalisant. Les équipes marqueront par la suite plusieurs fois chacune, offrant un match assez serré!

Les Flyers marquent!

A chacun des deux tiers-temps, la glace est refaite, et des T-shirts sont propulsés à l’aide de gros canons vers la foule, par des charmantes demoiselles sur patin. Si comme nous vous êtes assis dans les rangées du haut, il sera difficile d’attraper votre petit cadeau.

Finalement, les Canadiens réussissent à prendre un point d’avance aux Flyers dans le dernier tiers-temps (4-5). Les Flyers tentent alors le tout pour le tout, et le goal est remplacé par un joueur attaquant. Cette stratégie leur sera fatale, car ils encaisseront un dernier but, et la partie se terminera sur le score de 4-6 pour les Canadiens.

J’ai largement préféré cette soirée à mon expérience de football américain. Déjà, parce qu’en cas de pluie, on est couvert quoi qu’il arrive! Mais surtout parce que le hockey est beaucoup plus vivant et dynamique! On n’a pas le temps de s’ennuyer, on attend avec impatience le prochain but, ou la prochaine provocation d’un joueur sur la glace, ce qui conduira à coup sûr à une petite altercation divertissante.

LET’S GO FLYERS!

Hymne américain

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