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Jeudi, octobre 09th, 2008 | Auteur: Aquineas

Un lundi matin, 9h46 ( à peu près…) un collègue de stage surgi dans le bureau, en s’extasiant « il faut que vous alliez à Acadia, j’en reviens, c’était splendide, parmi les plus beaux paysages que j’ai vu de ma vie ». Et pourtant le gaillard était déjà allé au Grand Canyon et à Yellowstone. Ni une ni deux, le jour de congé est posé, les hôtels bookés, et nous avons nos places réservés à bord d’un avion qui nous conduira dans la banlieue de Boston afin de limiter un peu le trajet en voiture. Bon, heu au fait, maintenant qu’on a tout payé et réservé, heu, c’est quoi au juste « acadia »? C’est bien au moins?

Itinéraire vers Acadia

Acadia est un National Park américain situé le long des côtes du Maine. Le parc est constitué d’un ensemble d’îles, dont la plus grosse fait à peu près 150km² et héberge principalement une communauté de pêcheurs vivant de l’exploitation de la mer et du tourisme. Au centre de l’île, domine le Mont Cadillac, qui culmine à 470 mètres. Le reste du parc consiste essentiellement en une large étendue de forêt, ponctuée de lacs et prairies, et bordée par une côte pouvant facilement rappeler la Bretagne par moments (si on excepte les pins…). Bref, tout cela semble bien charmant, et l’époque choisie pour le voyage (fin septembre) devait nous permettre nous de profiter de l’éclatante palette de couleurs que revêtent les arbres lors de l’été indien américain. Un planning d’enfer. Au poil. Nickel. Ah si, quand même : un certain Kyle, 6ème ouragan de la saison atlantique 2008, de retour de Porto-rico, avait lui aussi décidé de passer rapidement par Acadia, histoire de profiter de la nature. Une première depuis 17 ans quand même! Qu’est ce qu’on est vernis… Le résultat : un des plus épais et persistant brouillard qu’il m’ait été donné de voir, et une pluie abondante pour notre dernier jour.

Acadia National Parc

Acadia National Park

Et c’est bien dommage! Le parc semble vraiment magnifique. Les couleurs sont splendides : les arbres verts foncés côtoient des spécimens éclatant en rouge fushia, en passant par toute la gamme d’orange. Mais profiter du paysage devient très difficile quand on ne voit pas à 20 mètres devant soit. Sur la partie Est de l’île, une route en sens unique est aménagée afin d’accéder rapidement à une grande partie des endroits remarquables du parc : Sand beach, le phare de Northeast harbor, le Mont Cadillac (d’après certains collègues américains, depuis son sommet, il est parfois possible de voir des baleines dans la mer. Personnellement, j’étais déjà bien content de pouvoir retrouver où était garée la voiture…)… Et bien sûr, de nombreuses randonnées pédestres ou à vélo sont accessible, et ce pour tous les niveaux.

Mais sous un temps incertain, nous ne pouvons pas vraiment nous aventurer dans une randonnée de 2h sans risquer de nous retrouver totalement trempés par une averse. C’est donc raté pour les grandes balades que nous avions prévues de faire. Nous nous contenterons de petites excursions autour des lacs, recouverts par le brouillard.

De nombreuses sorties en mer sont aussi faisable, que ce soit en kayak, ou en bateau motorisé, pour longer Lobsterles côtes, accéder aux différents petites île du coin, ou allez voir les phoques qui se prélassent souvent le long des falaises Malheureusement, en raison du mauvais temps, toutes ces promenades sont annulées (« toutes? »  demandons nous - »oui, toutes! » – « et demain, ça sera toujours annulé? » – « demain c’est pire! » - »ah… ok. Have a nice day… »).

Las, nous rabattons alors sur les deux dernières activités encore accessibles, et qui ont fait la réputation de l’île : le shopping dans les boutiques souvenirs kitchs de Bar Harbor, et les LOBSTERS! Impossible de traverser l’île sans gouter aux homards du Maine. Sur 3 jours, 4 homards ont ainsi été sacrifiés dans mon assiette dans l’espoir que le Dieu du brouillard le prenne comme une offrande et s’attendrisse. Bon ça n’a pas changé la météo, mais avec l’estomac bien rempli on est beaucoup plus philosophe sur le temps pourri. Certains restaurants permettent même de choisir son homard avant que celui-ci ne soit envoyé dans l’eau bouillante. J’ai ainsi pu en choisir un de 2,5 livres! Je recommande aussi la clam chowder (soupe de palourde), qui passe très bien en entrée quand il fait bien froid.

Autre spécialité locale, le lobster roll, sorte de sandwich au homard. Fort sympatique!

Steam Lobster

Bon, certains me diront que la bouffe c’est bien beau, mais que c’est certainement par la raison qui m’a poussée à prendre un jour de congé et à parcourir près de 1000 kilomètres. C’est bien vrai, mais il me faut reconnaître que la bouffe est ce que j’ai pu le mieux apprécier de ce week-end. Ce voyage fut l’un des plus frustrants de ma vie : avoir la certitude que l’on se trouve dans l’un des endroits les plus beaux au monde, entouré d’une végétation luxuriante, au summum de l’été indien, savoir que c’est l’un des endroits où j’aurais potentiellement pu faire les plus belles photos de ma vie, et voir tout ça gâcher par un stupide ouragan tel qu’on en a pas vu dans la région depuis 17 ans. Bien sur, je recommande d’aller dans ce magnifique parc, surtout à cette saison! Mais je vous souhaite de tout mon cœur d’avoir une bien meilleure météo que moi!

Lac Acadia national Park

En cas de beau temps, prévoyez chaussures de randonnée, location de vélo, réservez des places pour une virée en kayak, il y a de quoi s’occuper très facilement au moins une semaine. N’hésitez pas à aller sur les pages Wikipédia du parc pour vous laisser convaincre. Sans la brume, les paysages sont époustouflants!

Prairie à Acadia

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Mardi, août 05th, 2008 | Auteur: Aquineas

C’est l’été, il fait une chaleur épuisante à Philadelphie, c’est donc le moment idéal pour imiter un grand nombre d’américains qui chaque année viennent se réfugier sur la presqu’île de Cape Cod. Très longtemps demeurée le lieu de villégiature prisé des Bostoniens et New-Yorkais aisés, le cap offre de magnifiques plages de sable fin, un grand nombre de sentiers accessibles en vélo ou à pied, ainsi que de nombreuses excursions en mer.

Itinéraire King of Prussia Cape Cod

Les deux îles au large de Cape Cod (Nantucket et Martha’s Vineyard), également très appréciées par les américains fortunés, sont accessibles par ferry. Mais le temps nous manquera pour les visiter.

carte cape cod

Après une grosse soirée de voiture (6h30 pour venir depuis King of Prussia), et une courte nuit de sommeil dans un motel d’Eastham (42$ par personne, les hôtels profitent du succès de la presqu’île, et réserver à bon prix est difficile), nous arrivons à Provincetown. Il est délicat de trouver une place dans cette ville très touristique, le mieux étant de trouver un parking pas trop chère, à l’intérieur de la ville. A partir d’ici, il est possible d’aller en bateau admirer les baleines, très présentes dans la baie en cette saison. Prix : 37$ par adulte, il est préférable de réserver à l’avance. Notre bateau n’est pas complètement rempli, mais nous avons pris un tour assez tôt le matin. 20 minutes de navigation, et un petit speech sur l’anatomie du cétacé plus tard, nous nous approchons de la zone censée abriter l’animal. Tout à coup au loin une gerbe d’eau est propulsée dans l’air, suivi d’une énorme nageoire caudale qui jaillit avant de retomber lourdement dans la mer.

Nageoire caudale de baleine

Capitaine Ahab en herbe, l’émotion nous saisit l’estomac, et la main posée sur le harpo… sur l’appareil photo, nous nous apprêtons à aller déranger ces pauvres baleines qui voulaient juste casser la dalle tranquillement. Tant pis pour elles. Notre frêle esquif se rapproche étonnamment des baleines : alors que je m’attendais à les observer de loin, nous arrivons pratiquement au contact. Certaines baleines assez joueuses passent pratiquement sous le bateau. La plupart se contentent de jouer de l’évent, avant de replonger lourdement. Les plus minutieux pourront s’amuser à essayer de reconnaître les différents individus répertoriés en fonction des motifs sur leurs nageoires. Les cétacés font parfois surface la tête la première, et sont alors harcelés par les mouettes.

tete de baleine

Pour finir, voici une petite video réalisée par mon colocataire qui était aussi du voyage :

Baleines à Cape Cod

La balade en mer dure plus de deux heures. Au final nous aurons la chance d’observer une bonne douzaine de baleines, plutôt actives. Je suis vraiment impressionné par cette excursion et par la facilité avec laquelle nous avons approché ce géant des mers. Ce n’est certes pas donné, mais je pense que ça vaut largement les 37$.

Retour sur la terre ferme, l’estomac nous rappelle à l’ordre. Direction le Lobster Pot, qui propose une large carte de plats à base de fruits de mer, et notamment de homards du Maine. Les plats sont copieux et excellents. Nous n’avons même pas attendu pour être assis. Un très bon repas qui remet d’aplomb pour l’après-midi en perspective.

Le rivage de Provincetown

Nous commençons par une visite de Provincetown, où une importante communauté gay s’est installée. L’ambiance très touristique devient vite assez lourde, et nous préférons partir à la recherche d’un chemin de randonnée pour profiter de la végétation locale. Mais pour se rendre au début du parcours, il faut prendre la voiture. Les routes ne sont vraiment pas aménagées pour les piétons, et la presqu’île est grande. Après un passage au visitor center, nous nous engageons vers un chemin menant à une plage censée être magnifique et sauvage (Head meadow Beach). Arrivés sur place, on ne peut s’empêcher d’être déçu : si le sable fin, l’eau, les petites dunes recouvertes d’une délicate végatation et bordées de phares et maisons du plus beau style sont bien au rendez-vous, on est surpris par les camping-cars qui stationnent sur 100m à même la plage, permettant de débarquer les bateaux directement dans l’eau. Un beau paysage gaché dans les règles de l’art.

Head of the meadow beach

Après une petite pause sur la plage, nous repartons vers un autre sentier, censé nous mener jusqu’à Race Point Beach, au nord du cap. Au bout de 50 mètres, nous décidons sagement de faire demi-tour. Oh, l’endroit avait l’air sympatique, et ceux qui diront que nous avons lâchement fuit devant l’assaut de plusieurs dizaines de moustiques agressifs ne sont que des menteurs. Et d’abord il y en avait beaucoup plus que ça! Bref. Couverts du bouton, nous reprenons la voiture. Ce samedi est bien rempli, mais un autre rendez-vous nous attend, du côté de Boston.

En conclusion, j’ai vraiment apprécié cette petite journée à Cape Cod, notamment la balade au milieu des baleines qui est assez unique. Si vous comptez rester plus d’un jour, il peut être intéressant de louer des vélos pour bien profiter des différents sentiers. Les îles au large du Cap sont aussi très agréables à visiter si vous avez le temps!

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