L’hiver bat son plein en Pennsylvanie. A cette saison de l’année, les oies sauvages fuient les basses températures qui viennent étreindre nos petits poumons pour se réfugier sous des latitudes où le climat est plus clément. Mais le stagiaire français n’a pas été doté à sa naissance de cet instinct de survie empreint de bon sens. Il se rit de l’hiver, n’y voyant que le cadre idéal pour aller tâter du stalactite en amoureux dans des pays reculés. C’est donc parti pour un week-end au Canada, direction les chutes du Niagara, avec en bonus si vous avez une carte fidélité au blog, un petit aperçu de la ville de Toronto.
Les chutes Niagara sont en fait constituées de deux principales chutes : les chutes américaines, et les horseshoe falls, situées du côté canadien. Les plus larges et les plus impressionnantes sont les chutes canadiennes. Par ailleurs, le canada semble être beaucoup laxiste au niveau de la protection de ses richesses naturelle que les USA : ainsi, les abords des chutes canadiennes sont encombrés par d’immenses hôtels casino, qui polluent énormément le paysage. De ce fait, pour avoir la meilleure vue des chutes, il vaut mieux traverser la frontière et aller au pays des caribous.
Les horseshoe falls sont hautes de 52 mètres, et font près de 800 mètres de largeur. Le débit total d’eau qui passe par les chutes peut atteindre plus de 5700 m3/sec, c’est à ce moment là qu’on sort la métaphore « ouais, c’est comme si qu’on remplissait 1 millions de baignoires par minutes» , bien que personnellement j’aie du mal à m’imaginer ce qui peut représenter la contenance d’un million de baignoires. Mais passons. Pour résumer : c’est du gros débit.
L’arrivée à la frontière est assez décevante. De nombreuses industries se sont implantées dans la région, sûrement pour profiter de l’eau du fleuve, et le paysage s’en retrouve vraiment massacré. De loin, on repère les nombreuses fumerolles qui sortent des usines. L’une d’entre elles cependant est beaucoup plus large et haute : il s’agit de la vapeur provoquée par les milliers de mètres cubes d’eau qui dévalent la chute. Juste après avoir passé la frontière, nous traversons le pont qui enjambe le fleuve Niagara, et quelques centaines de mètres plus loin, nous pouvons enfin apercevoir les chutes. Nous arrivons de nuit, et un important dispositif lumineux a été installé pour colorer l’eau qui tombe. Le froid prend très vite à la gorge, nous marchons un peu le long de la route qui suit la rivière. Tout est recouvert de neige, et gelé. Tout cela est très joli, mais après une heure de marche, nous avons vraiment trop froid, et nous partons nous perdre dans le dédale des hôtels afin de trouver le nôtre.
Le lendemain matin, après avoir retiré le centimètre de glace sur le pare-brise de notre voiture, nous allons parcourir le réseau de couloirs creusé dans la roche derrière les chutes. En été, il est possible de faire une petite balade en bateau, qui vous emmène au pied des chutes, mais en hiver cette attraction est fermée. Le bord des chutes est parsemé de stalactites, mais la rivière, elle, coule toujours. Il est très rare que les chutes gèlent totalement.
Le temps n’est pas fameux ce samedi, et comme nous savons qu’il s’améliorera le dimanche, nous décidons donc de partir pour Toronto, à 1h30 de là, et de repasser aux chute dimanche.
Pas de chance, le temps s’est énormément gâté, et nous avons dû passer la fin de l’après midi dans notre chambre d’hôtel à Toronto. Nous trouvons quand même la motivation pour sortir le soir, afin d’aller dîner en haut de la CN Tower. Il s’agit du plus grand « édifice» du monde (oui, c’est subtil). L’ouvrage, qui devait initialement servir d’antenne, culmine à 553m d’altitude, et constitue maintenant une des principales attractions de la ville. Il est même possible d’y manger, en accédant à un restaurant panoramique qui tourne en permanence au sommet de l’édifice. L’occasion idéale de profiter d’un très bon repas, en ayant un aperçu à 360° de la ville. La qualité des plats est au rendez-vous, mais les tarifs sont très élevés.
En sortant du restaurant, les rafales de neige sont toujours présentes, nous ne demandons pas notre reste et retournons sous la couette.
Le lendemain, nous faisons une petite virée dans la plus grande ville du Canada, bâtie selon les modèles américains : un gigantesque quadrillage de rues, entre lequel viennent se loger de grands buildings. Nous traversons le quartier chinois, l’université de la ville, et continuons ensuite un peu à l’aveuglette. Nous n’avons pas énormément de temps si nous voulons repasser par les chutes, le soleil étant enfin de retour!
Retour vers la frontière donc, avec un petit arrêt le long du fleuve Niagara pour profiter du beau temps. Un arc-en-ciel surplombe les chutes, et tombe au milieu de cet enfer d’eau et de glace : c’est absolument splendide. Plus de regrets, nous rentrons finalement sur le sol américain. Peut être aurais-je un jour l’occasion de revoir les chutes en été, d’après les photos que j’ai vu, l’ambiance est totalement différente!
Galerie photo des chutes du Niagara (cliquez sur les vignettes pour voir la photo) :


Nous continuons notre balade dans le parc, en descendant vers le Lac aux Castors, où de nombreuses familles sont réunies pour pique-niquer. Idéal pour se détendre, jouer avec les statues, et se faire piquer par les moustiques! A un quart d’heure à pied, en sortant du parc, et en continuant plus au sud-ouest de la ville, on atteint 

Après une courte nuit de sommeil, nous nous préparons pour Québec en mode diurne. Le point n’a pas encore été abordé, mais la température et le climat sous cette latitude est beaucoup plus agréable qu’en Pennsylvanie. Finies l’humidité excessive et les chaleurs étouffantes. Malgré le grand soleil, se balader au grand air reste agréable. Au niveau de l’itinéraire, il suffit de flâner, le paysage est de toute façon presque toujours charmant, la ville a su entretenir son côté pittoresque et touristique. Promenez vous sur les remparts afin de profiter de la vue sur la ville, parcourez les jusqu’à dominer le fleuve Saint-Laurent. des passerelles aménagées le long de la falaise permettent ensuite d’arriver au pied du château Frontenac. A partir de là, vous accèderez à des petites rues piétonnes, essentiellement commerciales, et très sympatiques.



Aux « aurores» , nous descendons donc sur le port de la ville, qui longe le « 


adresse, une seule (bon, peut être pas une seule, mais c’est quand même une bonne adresse…) : le restaurant « la banquise» , situé à l’est de la rue Rachel. Késaco la poutine me direz vous? Alors à cette question, le p’tit Robert répond, et je cite plus ou moins exactement : « plat plutôt pas dégueu’ à base de frites recouvertes d’une sauce type barbecue, et où l’on a inséré des grains de cheddar. Les amateurs avertis pourront décliner ce plat en rajoutant divers ingrédients, tels que saucisses, bacon, sauce bolognaise, voire même des champignons pour les hypocrites qui voudraient croire qu’ils font encore attention à leur ligne« . Bon c’est de la citation à l’à peu près n’est ce pas. Il est difficile de prendre des photos qui rendent hommage à ce plat, l’image n’étant vraiment pas à la hauteur du goût. Bref, c’est plutôt bon, et les différentes variations du plat sont appréciables. Je vous conseille de passer outre l’aspect peut engageant et de goûter!