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Jeudi, février 12th, 2009 | Auteur: Aquineas

Bon je prends beaucoup trop de retard sur mes articles, c’est désespérant, mais je ne laisse en aucun cas tomber mon blog!

Les 24 et 25 décembre furent culturels. Attention, la plupart des musées sont fermés le jour de noël, sauf l’Empire State Building.

Nous commençons donc notre tour des musées par le Guggenheim, musée d’art moderne situé sur la 5ème avenue, à l’Est de Central Park. Difficile de rater le bâtiment, avec son allure de soucoupe volante, il déteint fortement dans le paysage  des hôtels particuliers bordant le parc. L’intérieur du musée est tout aussi étonnant, avec son immense rampe en hélice qui parcourt tout l’édifice, permettant aux visiteurs d’accéder à différentes salles, tout en admirant les expositions temporaires installées sur le chemin. Seulement 3% de la collection du musée est exposée, on retrouve notamment un grand nombre d’œuvres de Picasso. L’exposition temporaire était en revanche assez quelconque (et tenait plus du slalom entre des bouts de carton que de l’œuvre d’art…), et la galerie photo assez décevante. Impression assez mitigée donc pour ce musée, même si certaines parties restent très intéressantes.

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Nous enchaînons ensuite avec le Metropolitan Museum, beaucoup plus grand et surtout plus éclectique que le précédent. La collection de ce musée va de l’Egypte ancienne à l’art contemporain, et embrasse un nombre incroyable de courants artistiques, médiéval, moderne, ancienne Asie, je ne citerai pas tout, déjà parce que je dirai beaucoup de bêtises avec ma culture artistique d’huître, mais aussi parce qu’il est difficile de dresser une liste complète après 2 mois… Si vous n’avez le temps de faire qu’un seul musée d’art et que vous n’avez pas de domaines de prédilection, c’est celui que je recommande!

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Le lendemain, beaucoup d’attractions sont fermées dans la ville, nous en profitons donc pour flâner nonchalamment dans les avenues de la ville.

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Petit passage à Grand Central Terminal, la principale gare ferroviaire de la ville, puis nous nous rendons à l’Empire State Building qui est lui accessible au publique en ce jour férié. Ce petit détail explique sûrement en partie les 3h de calvaire que nous nous apprêtons à vivre. Les touristes se pressent vers l’édifice en masse, et quand nous arrivons, la queue s’enroule déjà mollement autour du building. A l’intérieur, l’attente semble interminable. Si l’on devait imaginer un dixième cercle pour l’enfer, je pense qu’il faudrait se pencher sur le modèle de l’Empire State building : une succession infinie de salles d’attentes bondées, où le pécheur est laissé dans l’ignorance complète sur le temps qui le sépare de la fin de son calvaire. Les salles s’enchaînent, les plus faibles montrent déjà des signes de faiblesse. Les malades et les plus âgés seront abandonnés au cours du périple, et leur chair sûrement utilisée pour la confection de hot dogs vendus à 5$ aux portes du bâtiment afin d’attirer les touristes affamés, et les piéger ensuite dans cette sinistre tour de béton et d’acier.

Les plus sceptiques penseront que je dramatise (c’est vrai, le prix du hot dog n’est que 3,5$), mais alors que j’ai beaucoup apprécié la visite du Rockfeller Center, celle de l’Empire State a été pénible, le personnel essaye de vous arnaquer, tout est mal indiqué, et nous avons vraiment attendu 3h, pour au final grimper à pied les derniers étages de la tour.

La vue au sommet est cependant agréable, complémentaire de celle qu’on a depuis le Rockfeller (voir l’article correspondant), puisque la pointe sud de Manhattan est bien mieux mise en valeur. A cause du monde, nous avons raté le coucher de soleil, mais le paysage reste impressionnant.

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Vendredi, janvier 30th, 2009 | Auteur: Aquineas

Nouvelle journée ensoleillée à New-York, mais cela ne devrait pas durer, il faut donc regrouper les activités en plein air au début du séjour. Direction l’île où trône la liberté éclairant le monde, statue de la liberté pour les intimes. Vu le temps, l’allégorie préférée des new yorkais doit d’ailleurs pas mal se les cailler, habillée en tongues et tôge par un temps pareil. Nous arrivons vers 9h30 au point de vente des billets, il y a un peu la queue aux guichets mais rien de dramatique. Au passage, il existe des carnets appelés « city pass », qui regroupent des entrées pour les principales activités touristiques de la ville (Statue de la Liberté, MET, MOMA, Empire State Building, Musée d’histoire naturel, Guggenheim), vendus à 75$. Ils deviennent rentables au bout de 3 ou 4 activités, selon les réductions dont vous bénéficiez. Pour une semaine en touriste, c’est assez pratique, et permet (parfois…) de faire moins de queue. Mais revenons à nos moutons. Si vous comptez entrer dans la statue, préférez arriver tôt, car les billets disponibles pour la journée sont vendus avant 10h en périodes pleines. Il faut cependant savoir que depuis les attentats, seul le socle de la statue accueil encore les visiteurs, plus question d’aller dans la tête de la dame.

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Après une longue attente en rang serré au contrôle de sécurité (alors que nous n’aspirions qu’à vivre libres), nous embarquons avec les pauvres, les exténués et les déshérités, vers les rivages bondés du monument, mais sans tempêtes ni rien. Par contre je n’ai vu aucune porte d’or.

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A cause du froid qui vous mordille profondément la moelle des os, il est difficile de rester sur le pont du bateau pendant toute la traversée. Il n’y a pas encore trop de monde sur Liberty island, on peut facilement faire ses photos, et de toute façon, les balades sont assez limitées sur l’ile. Nous reprenons ensuite la mer, direction Ellis Island, qui entre 1892 et 1954, était le principale point d’entrée des immigrants aux Etats-Unis et a accueilli en tout plus de 12 millions de personnes. La visite est instructive, même si on peut penser que les faits ne sont pas toujours relatés de façon très objective. On comprend en tous cas l’origine de l’obsession américaine pour les longues files de fouille aux aéroports. Des ordinateurs permettent notamment de regarder si des membres de notre famille sont passés par Ellis Island.

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Finalement, nous retournons sur Manhattan, afin d’explorer un peu le vieux quartiers des affaires de la ville, où les gratte-ciels démesurés côtoient d’anciens immeubles résidentiels dont la construction remonte presque à la fondation de la ville. Pour les fêtes de Noël, un sapin a été installé devant la bourse de new-york, et le gigantesque drapeau qui ornait auparavant les colonnes a été remplacé par une guirlande lumineuse version « stars & stripes« .

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Nous remontons vers le quartier chinois qu’on ne présente plus, et allons diner au Peking duck House, qui comme son nom l’indique, se spécialise dans la préparation de tarte aux fraises. Bon et aussi ils font un peu de canard pékinois de temps en temps. Si vous venez à plusieurs, ils proposent des menus dégustation, constitués d’un canard (pékinois donc), de sa soupe, et de plusieurs plats de la carte, afin de pouvoir goûter aux différentes spécialités. Le tout n’est pas donné, mais sans être excessif vu la quantité dans l’assiette. C’est le ventre bien rempli que nous rentrons nous reposer.

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Dimanche, janvier 25th, 2009 | Auteur: Aquineas

M’étant lâchement enfui aux Etats-Unis pendant un an, après clairement indiqué que le séjour se ferait sans retour en France, c’est finalement ma famille et ma petite amie qui m’ont rejoint pour les fêtes de Noël. Pour certains d’entre eux, c’était l’occasion de voir New York pour la première fois. Nous y avons donc passé une semaine, en louant un appartement près de East Village (à l’intersection de la 3ème avenue et de la 14ème rue), ce qui est un bon emplacement, à proximité du métro, à mi chemin entre la pointe sud et central parc. Le quartier est censé être plutôt calme, mais tout cela parait vain quand on s’aperçoit en arrivant que l’appartement est situé directement au dessus d’un bar. Forcément, certaines nuits ont été un peu troublées par le bruit, mais rien de dramatique finalement.

Notre première journée commence par une petite balade dans la 5ème avenue, en remontant vers Central Park. Même pour Noël, il y a très peu de décoration dans la rue en elle même, seuls les magasins, avec leurs devantures éclairées, et décorées de façon fantaisistes participent vraiment à « l’esprit de Noël ». La rue est bondée, les français sont encore sur-représentés au mètre carré. Nous nous arrêtons dans le magasin FAO Schwartz, le plus grand magasin de jouet au monde, célèbre pour son piano géant, immortalisé dans le film « Big« , avec Tom Hanks. Contrairement à ce que je redoutais, l’endroit n’est trop rempli de hordes d’enfants au point de la rupture nerveuse ou de parents en pleine crise typique du « mais-bon-dieu-il-est-en-rupture-de-stock-partout-ce-jouet-merde-merde-merde ».

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Nous enchaînons ensuite sur Central Park, recouvert de neige par ma tempête de neige qui a sévi deux jours plus tôt. Les chemins sont gelés, et la progression à travers les petits sentiers sinueux n’est pas aisée. Nous parvenons tout de même à la grande patinoire installée au milieu du parc. Là encore c’est la foule, les gens font la queue pour passer quelques minutes sur la glace dans ce cadre magnifique. Nous n’avons malheureusement pas le temps d’attendre, nous avons rendez-vous au Lincoln Center, où nous devons assister une représentation de la Flûte enchantée de Mozart. L’opéra de New York est en ce moment en rénovation, c’est pour cela que nous assistons à la pièce dans ce théâtre ci. Ce sera pour moi mon premier opéra, les acteurs ont donc ressenti une énorme pression ce jour là (enfin j’espère en tout cas…). Les lumières s’éteignent, le spectacle commence. Les costumes, les décors sont richement décorés, largement influencés par la culture japonaise (dans les vêtement notamment, mais aussi dans la façon dont le monstre a été stylisé…), et la mise en scène reprend énormément de symboles franc-maçons. La flûte enchanté est un opéra léger, donc pour une premère expérience, c’est assez abordable, et ça m’a énormément plu. Les places ne sont pas très chères, et à cause de la crise, l’opéra de new york a récemment entrepris de baisser ses tarifs, donc c’est l’occasion de foncer!

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En sortant de l’opéra, nous passons de l’univers aux couleurs chatoyantes de mozart à celui plus gris et froid de la grosse pomme. Après un rapide déjeuner, nous longeons les bords de l’Hudson river vers le sud : le vent glacial n’incite pas à prolonger trop longtemps la balade, mais avec le beau temps, cela reste tout de même agréable. Nous passons devant l’ »Intrepid« , un porte avion de l’armée américaine transformé en musée. Il est fermé le lundi, nous décidons donc d’aller le visiter plus tard dans la semaine.

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Pour finir la soirée, c’est vers TIme square que nous nous dirigeons, afin de nous frotter à la frénésie qui emplie le Toy ‘r Us de la fameuse place New yorkaise. Il a beau être tard déjà, le magasin est bondé, et les gens se bousculent pour acheter le saint grall du jouet. Nous finissons par un classique tour à la boutique M&m’s, avant de repartir vers nos quartiers.

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