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Jeudi, décembre 18th, 2008 | Auteur: Aquineas

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On n’prend pas garde, on batifole en cueillant la vie au jour le jour, emballé dans un cocon d’insouciance qui occulte presque la notion du temps qui passe. Mais un beau matin en se rendant au boulot, le temps se rappelle à vous en vous balançant une grande claque dans la gueule : votre compte informatique est bloqué, vos mails, internet, plus rien ne fonctionne. Une légère goutte de sueur roule sur votre tempe à l’idée que peut être aujourd’hui il faudra aller s’occuper des manip’ en labo au lieu de rester devant le PC! Finalement vos collègues vous fournissent narquoisement l’explication, en se fendant d’un léger sourire en coin « ah bah vi, au bout de 6 mois ton compte se bloque, il faut demander une rallonge ». Une fois passé un léger abattement, vient le moment où l’on réalise donc qu’effectivement, 6 mois se sont déjà subrepticement écoulés, soit la moitié du stage.

L’occasion de dresser un p’tit bilan sur mes impressions générales aux USA, sur le blog, sur l’avancement de mon boulot (hmmm ou pas).

Sans plus attendre, voici mon top 10 des biens/pas biens aux USA :

Bien :

-Les parc nationaux. Pourvu qu’on ait le temps, l’argent pour l’avion et l’envie de découvrir des environnements uniques, les national park américains sont une source inépuisable de découverte. Les prix d’entrée sont modiques, les rangers sont toujours extrêmement agréables et serviables, et le dépaysement et garanti. Pour le moment je n’ai pu que faire Acadia et les Everglades, mais je prévois d’allers dans les grands parcs de l’Ouest et Yellowstone, si l’argent me le permet.

-Le service dans les restaurants. Ah, petit détail con, mais qui à la longue est plutôt plaisant. Comme le tip du serveur dépend de vous, ils sont souvent prévenants, et font attention à ce que vous ne manquiez de rien. Le retour en France où l’on doit pleurer pour avoir une carafe d’eau sera irritant.

-L’essence. Malgré la petite crise de cet été, l’essence est redescendue très rapidement à prix incroyablement bas. Bon le contexte économique est certes particulier, mais ici les baisses du cours du baril étaient répercutés presque au jour le jour à la pompe, ce qui ne me semble pas être le cas en France. Le prix à la pompe du sans plomb s’est vu divisé par 2 par rapport au record atteint cet été.

-La simplicité des démarche administratives. Avec quelques nuances, j’ai des amis qui ont eu pas mal de problèmes, mais dans mon cas, toutes les démarches (carte d’identité, assurance, voiture, visa) se sont très bien passées, et le personnel est en général plutôt efficace, même pour des démarches nécessitant 769 documents, comme le visa par exemple. Bon encore une fois, ceci est à nuancer, je pense que pas mal de collègues ne seraient pas d’accord.

-Les menus à 3$ du Burger King de King of Prussia le lundi et mercredi soir. Yup, Big Whopper forever.

Pas bien :

-La conduite. Beaucoup de gens déblatèrent sur la conduite des français, avec quelques nuances selon les régions. Mais franchement, je trouve que ce n’est rien comparé à la conduite américaine, qui est un savant mélange d’imbécilité et d’utilisation massive du klaxon. Ce qui est assez curieux, car les américains sont en général courtois et charmant, mais se transforment en idiots finis une fois au volant (bon bien sûr, je généralise…). Les gens déboitent comme des malade, ne font aucun effort pour aider aux insertions dans les embouteillages, klaxonnent à la moindre petite occasion, roulent vite…tout un charme.

-La cannelle. Et pourtant je n’avais à priori rien contre cette charmante épice qui enchante nos papilles quand on la retrouve subtilement dans une tarte aux pommes. Mais ici l’usage de la cannelle relève d’un fétichisme mystérieux et abusif qui en devient limite malsain. Il y a encore quelques temps, je m’appretais à me délecter de quelques petits cornichons (les tous petits, comme on les apprécie avec une tranche de rillette, à l’opposé des énormes cucurbitacées qui accompagnent souvent les sandwichs aux USA), avant de reconnaître une odeur familière dans la saumure. Mon nez ne m’avait pas trompé, ce cornichon avait effectivement mariné dans de la cannelle. True story.

-La pub à la télé. 4 ou 5 coupures de pub pendant une série de 22 minutes? Sérieusement les gars…

-Le sale temps à Acadia…vous connaissez l’histoire

-Et spécial saison des fêtes : les chansons sur le thème de noël qui passent en bouclent à la radio, dans le moindre lieu publique, ou dans les centres commerciaux.

Bon pour développer un peu plus, je suis ravi de ces 6 premiers mois. Le pays est vraiment agréable, on est assez dépaysés, mais en même temps je suis enfin confronté pour de vrai à toute cette culture véhiculée dans les films et les séries, et qui m’apparaissaient comme d’énormes clichés. Non tout est vrai, pour le meilleur et pour le pire. A côté de ça, j’ai vraiment l’impression d’être arrivé la bonne année aux Etats-Unis, les circonstances sont historiquement uniques, que se soit au niveau de la politique, avec une campagne présidentielle dont on se souviendra longtemps, ou au niveau de l’économie. Vivre tout ça et pouvoir en discuter avec les gens d’ici est une chance inouïe. Plus anecdotique, mais qui reste tout de même un détail important vu la place du sport dans le mode de vie américain, nous étions là quand les Phillies (l’équipe de Base-ball de Philadelphie) ont remporté le championnat. Bah ça parait con, mais à vivre c’est plutôt sympa, on apprend pas mal d’histoires sur l’équipe, les superstitions…une telle victoire n’était pas arrivée depuis 28 ans! Bien sûr ne peux pas passer sous silence les voyages, qui représentent 90% du blog. Chaque excursion est extremement enrichissante, on découvre sans cesse de nouvelles choses, les paysages sont souvent fabuleux, et il me reste encore énormément de choses à faire! Je ne pense pas avoir le temps ni l’argent pour exaucer tous mes souhaits. J’ai adoré Acadia, la floride, New-York…j’espère avoir la chance d’aller à Yellowstone, dans les canyons, à Vegas!

Le blog fonctionne assez bien, même si je m’attendais à davantage de questions de la part de personnes qui seraient intéressées par un séjour aux USA. Promis, je ne suis pas aussi antipathique que ça, et je me ferai un plaisir de répondre à toutes les questions que pourraient se poser l’aventurier en proie au doute. Les visiteurs du blog proviennent du monde entier, avec bien sûr une large domination des connexions depuis la France. Petit bonjour tout particulier à toi, ami du Burundi, qui vient assez régulièrement!

Bon tout ça pour dire, l’alternance c’est bien mangez en!

Les USA c’est bien, mangez en (bah on le fait déjà assez, remarquez…)

La cannelle c’est bien, mais par pitié, arrêtez de m’en faire manger!

 

Jeudi, septembre 18th, 2008 | Auteur: Aquineas

Bon à la base je devais vous raconter mon expérience dans un centre de tir au pistolet aux USA. Mais bon, parfois le rouleau de la vie passe sur la molle pâte de vos espérance, un peu comme…. bah un peu comme une Chevrolet Impala qui décide de percuter l’avant d’une Ford Taurus. Voila. Tout ça pour dire que sur l’autoroute nous menant au stand de tir, nous avons été pris dans un carambolage à 5 voitures (et j’ai eu la bonne idée de me trouver tout au milieu…). Pas de blessés, beaucoup de tôle froissée, et un arrière goût amer. Bon faut voir les points positifs :

  • Depuis que je suis arrivé, je me suis souvent demandé comment ça se passe niveau paperasse en cas d’accident aux USA. Bah maintenant je sais. Le constat de l’accident est rédigé par les policiers eux-mêmes, qui créeront alors un fichier regroupant toutes les informations de l’accident (différentes versions des faits, les coordonnées, les assurances etc…), qui sera mis à disposition de chacun, et notamment de votre assurance.
  • Nous avons eu l’occasion de rouler dans une voiture de police américaine. 100 mètres au moins. Youpi.
  • Les airbag de la Ford Taurus sont forts moelleux, je recommande.
  • Le GPS, l’appareil photo, le pack de bière vont bien, merci pour eux.

Oui tiens d’ailleurs, au sujet du pack que vous verrez sur les photos : non nous comptions pas boire avant de tirer, ni après. Ce pack trainait dans mon coffre depuis une semaine. Et j’ai été un peu embêté quand le garagiste chargé du remorquage m’a annoncé qu’il ne pouvait pas le laisser dans le coffre, et que j’allais devoir le sortir devant les policiers. Apparemment, ce fut fait avec discrétion.

Ma voiture :

Ford Taurus après crash

Ford Taurus après crash

Bon allez, on garde le sourir (facile, c’était la mienne de tuture…) :

Ford Taurus après crash

(Non, les chaussures rouges ne permettent pas de revenir dans le Kansas en claquant les talons.)

Bon sinon, si vous connaissez quelqu’un qui vend une voiture à peu près exploitable aux alentours de Philadelphie, j’suis toujours preneur hein, non mais on sait jamais…

Jeudi, septembre 11th, 2008 | Auteur: Aquineas

> Ajout d’une galerie photo sur le Canada dans l’article Quebec City, cliquez pour accéder<

Le labor day (1er septembre, correspondant à la fête du travail nord-américaine) tombant le lundi, nous profitons de ce week-end de trois jours pour filer chez les cousins du nord. Le programme sera de passer deux jours à Montreal, puis de filer vers la ville de Quebec.

/!\ Avant sortir des USA pour y rentrer ensuite, quelques formalités s’imposent! /!\

Le DS-2019 qui vous a été délivré par l’ambassade comporte un champ en bas à droite ,intitulé « Travel validation by responsible officer ». Avant de partir, il vous faut renvoyer votre DS-2019 à votre organisme sponsor, en indiquant vos dates, lieu, et raison de votre voyage à l’étrange, plus un chèque de 30$. Votre formulaire vous sera renvoyé par Fedex rapidement. Il vous sera demandé en sortant et en rentrant des USA. Pensez aussi naturellement à vous munir de votre passeport.

Une fois ces petites plaisanteries réglées (une semaine avant le départ en ce qui me concerne, comme quoi il n’est jamais trop tard…), nous sommes fin prêts pour le voyage, 1250miles aller-retour, soit 2000km.

Itinéraire vers Montreal et quebec city

I – Montreal, jour 1:

8h30 de route pour arriver dans la ville canadienne. Le passage à la frontière s’est plutôt bien passé, ponctué par les traditionnelles questions sur nos destinations, nos liens entre chacun d’entre nous, et sur les éventuelles armes que nous aurions à bord. 15 minutes plus tard, nous roulons au Canada, et notre arrivée et saluée par les performances acoustique de Céline Dion, Garu, et de Lynda Lemay (véridique). Aucun de doute sur le pays, nous ne nous sommes pas trompés de frontière. Nous hôtel se trouve au nord-est du centre ville, quartier très animé du fait du festival du cinéma qui s’y déroule. Il est assez tard, mais les rues sont quand même très agitées. Les canadiens ont un mode de vie plus européen le soir : ils sortent plus tard que les américains, pas avant 22h. Vue l’heure tardive, nous allons directement nous coucher, afin de se lever tôt demain matin.

Brunch au Saint Paul, MontrealAux « aurores », nous descendons donc sur le port de la ville, qui longe le « vieux Montréal« . Première mission du matin, le breakfast. Nous choisissons la formule « brunch », afin de sauter le repas du midi et de gagner ainsi du temps. Je recommande très fortement le café « Saint-Paul », situé dans la rue du même nom.

Bon accueil, et excellent rapport-qualité prix. Je recommande l’assiette « du bûcheron », qui vous calera pour la journée. Nous partons arpenter les quartiers qui longent le port. L’architecture est très européennes, les rues sont bordées de vieilles maisons, la route est pavée, le quartier est charmant. Je vous conseille de visiter les petites chapelles, et les marchés.

La balade le long des quais permet de voir les buildings modernes qui surplombent les petites résidences plus traditionnelles, le contraste est assez plaisant. Du côté fleuve (le Saint Laurent), la vue donne sur les îles Sainte Hélène et Notre-Dame. Le long de certains pontons du port, d’anciens containers ont été reconvertis en boutiques, ce qui donne une touche originale.

Montreal vue depuis les quais

Vous avez aussi l’occasion d’aller visiter le Centre des Sciences de Montréal, ou bien de partir en croisière sur le long du Saint Laurent à bord d’un des nombreux bateaux-navettes. La balade n’est cependant pas donnée! comptez autour de 75$ (au moment de notre excursion, 1US$ ~ 1CAN$. De fait, la plupart des commerçants et restaurateurs de la ville acceptent sans problème d’être payés en devise américaine).

Nous remontons ensuite vers la rue Notre Dame, bordée, entre autre, par la basilique…Notre Dame, mais aussi le palais de justice, et l’hôtel de ville, qui sont des édifices à l’architecture magnifique, marquée par les toits en cuivre oxydés. La visite de la basilique est malheureusement payante. Finalement nous nous dirigeons vers la station de métro la plus proche pour nous rendre sur les îles du fleuve Saint Laurent. Les couloirs souterrains sont bien indiqués, prendre un ticket est aisé, aucun problème pour s’y repérer.

Sortie du métro sur l’île Sainte-Hélène, nous tombons presque directement sur la biosphère, facilement reconnaissable, vu que le dôme entourant ce musée de l’environnement est la plus grande structure géodésique du monde.

Biosphere de Montreal

La voir surplomber la cime des arbres constitue un spectacle impressionnant. Nous continuons notre balade parmi les petits sentiers de l’île. Nous longeons des roseraies, traversons des petits ponts en bois, marchons dans la forêt…la balade est vraiment agréable et reposante. Notre petite marche nous mène au parc d’attraction établi au bout de l’île, mais le prix et notre emploi du temps chargé nous dissuadent d’y aller. Nous empruntons un autre grand pont qui nous conduit sur l’île Notre-Dame, qui accueille les infrastructure du bassin olympique construit pour les JO de 1976. aujourd’hui, le grand complexe a été reconverti en casino. Des événements semblent régulièrement organisés sur cette île. elle accueillait ce week-end là un festival « cuisine du monde ». Une grande partie de l’espace insulaire est accessoirement occupé par le circuit Gilles-Villeneuve, ce qui nuit immanquablement au charme champêtre du coin…

Centre olympique de Montreal

Mais l’heure passe… le temps de retourner à l’hôtel pour se faire une beauté (vue l’activité du quartier gay de Montréal, on ne voudrait pas paraître négligé tout de même!), nous rejoignons des amis d’Arkema, eux aussi en excursion au Canada, pour aller manger une des spécialité québécoise : la POUTINE! Pour cela, unePoutine au restaurant La banquise adresse, une seule (bon, peut être pas une seule, mais c’est quand même une bonne adresse…) : le restaurant « la banquise », situé à l’est de la rue Rachel. Késaco la poutine me direz vous? Alors à cette question, le p’tit Robert répond, et je cite plus ou moins exactement : « plat plutôt pas dégueu’ à base de frites recouvertes d’une sauce type barbecue, et où l’on a inséré des grains de cheddar. Les amateurs avertis pourront décliner ce plat en rajoutant divers ingrédients, tels que saucisses, bacon, sauce bolognaise, voire même des champignons pour les hypocrites qui voudraient croire qu’ils font encore attention à leur ligne« . Bon c’est de la citation à l’à peu près n’est ce pas. Il est difficile de prendre des photos qui rendent hommage à ce plat, l’image n’étant vraiment pas à la hauteur du goût. Bref, c’est plutôt bon, et les différentes variations du plat sont appréciables. Je vous conseille de passer outre l’aspect peut engageant et de goûter!

Nous finissons la soirée par une petite séance cinéma de rue, puis par une virée dans le vieux Montréal, côté place Cartier. L’endroit est animé, beaucoup de dessinateur viennent caricaturer le portrait des touristes en goguette. Nous rentrons finalement à l’hôtel pour être prêt pour la prochaine journée qui s’annonce aussi sportive…

> Ajout d’une galerie photo sur le Canada dans l’article Quebec City, cliquez pour accéder<