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Mercredi, décembre 17th, 2008 | Auteur: Aquineas

Réveil difficile, c’est le dernier jour, il va falloir en profiter le plus possible! Première mauvaise nouvelle de la journée : la pluie s’est invitée pour nous dire au revoir. C’est plutôt dommage, la veille nous avons réservé pour 2 heures de jet ski à un tarif pas franchement friendly. Sans grand enthousiasme, nous nous rendons donc au point de rendez-vous. Après un léger calcul mental qui fit la part belle aux chiffres négatifs, nous estimons que vu l’état de nos finances il nous faudra être deux par jet ski; je serai accompagné de Polhau. Le temps de signer une décharge stipulant que tous les accidents qui nous arriveraient à nous, aux autres ou au jet ski, sur 15 générations, seraient de notre entière responsabilité, d’avoir un léger briefing sur les commandes de l’engin (» alors tu presses ici pour accélérer. Tu tournes le guidon pour tourner. Hmm c’est tout» ), et nous voila à l’eau, à cheval sur ce qui se trouve être au final un bête moteur entouré de plastique qui flotte.

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Il me faut préciser à ce stade là que j’étais vraiment sceptique à l’idée de faire du jet ski, j’avais peur que celui soit assez ennuyant, qu’on soit trop restreint vis à vis de la surveillance etc… Ca serait peut être arrivé sur une mer plate, mais la météo nous mis face à une mer plutôt agitée, avec du vent et des vagues assez conséquentes. Je presse la manettes des gaz et l’engin accélère instantanément, comme si l’eau ne le freinait pas! La puissance est impressionnante. Grisé par cette mécanique fougueuse, et curieux de voir les capacités de la bête, nous nous élançons pour prendre une vague de face. A ma grande surprise, bien que nous soyons deux sur le jet ski, nous décollons assez haut et loin avant de retomber avec une douceur surprenante sur l’eau. Même les attributs masculins semblent épargner!

Une fois tous les jets ski à l’eau, nous nous élançons pour un tour de l’île. Nous sommes tous débutants, personne dans le groupe n’est auparavant monté sur ce genre de véhicule, et pourtant notre guide part comme une flèche droit devant, manifestement en appuyant à fond sur l’accélérateur! Nous faisons de notre mieux pour ne pas se faire semer, en prenant de temps en temps élan le long d’une vague pour ressentir encore une fois la stimulante sensation du bond au dessus de l’eau.

Le temps se gâte légèrement, une rapide averse de grêle vient ralentir notre progression, mais ne dure heureusement pas longtemps. Nous repartons de plus belle en longeant les ports surplombés par d’imposantes villas, ou en rasant de petits îlots envahis par une végétation luxuriante. Mais ne nous laissons pas distancés, on serre la poignée de gaz, et le jet ski s’élance à nouveau à toute allure. En ligne droite sur des plans d’eau calme, nous atteignons les 50 miles/h (soit à peu près 80km/h!).

Finalement nous terminons notre petit périple et revenons à notre point de départ. Nous sommes allés un peu vite, et les gérants sont accordent un quart d’heure de quartier libre. Le temps de profiter encore un peu de l’engin pour d’ultimes cascades. Pauleau décide donc de lancer le jet ski à pleine vitesse contre une belle vague qui passait par là, et qui n’était manifestement pas de bonne humeur. La sensation de décollage prend aux tripes, et la gravité se fait oublier…enfin momentanément. C’est quand nous sommes arrivés au sommet de notre bond, et que le jet ski s’est retrouvé à la verticale qu’elle a refait parler d’elle. Les deux conducteurs sont donc éjectés, et durant la chute le front de Paulow percute notre monture. Un peu K.O., la miss s’en tire avec une belle bosse (qu’elle appelle désormais « son front» , ça permet de feinter les gens peu attentifs. Mais si on regarde bien, on se rend vite compte que le front est caché derrière). Nous attendons toujours les excuses du jet ski.

Pour résumer le jet ski : c’était vraiment énorme! Je ne pensais que je serai emballé à ce point, mais si vous aimez un peu la vitesse, c’est une expérience géniale. Et je suis finalement ravi qu’on ait eu un temps un peu capricieux, car cela aurait été peut être plus monotone autrement.

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Une fois remis de nos émotions, nous devons repartir. Nous avons 4 à 5 heures de route pour le retour, et nous voulons profiter un peu de Miami.

Sur le chemin du retour, Alex ne lâchait pas prise et refusait d’admettre que son appareil photo s’en était allé pour un monde meilleur (dans le cas d’un appareil photographique, il s’agit principalement d’un monde où la luminosité est toujours bonne, et où les boîtiers naissent libres et égaux en montée en ISO). « Ne part pas, tu n’as pas le droit de m’abandonner maintenant, après tout ce que nous avons traverser, reviens salaud!»  cria-t-il en tapant désespérément sur la carcasse froide du petit appareil. Tout semblait perdu, et une petite larme roula au coin de son œil pour aller s’écraser contre l’écran  qui demeurait, depuis de longues heures déjà, d’un noir profond. Nul ne sait ce qui se produisit alors, mais quelque part au cœur de l’entremêlât de silicium, une étincelle d’espoir brilla furtivement. Un à un les photosites du capteur s’excitèrent, ils semblaient s’encourager mutuellement dans une ultime ode à la vie numérique. L’énergie s’écoula à travers les circuits imprimés et soudainement l’écran arrière s’embrasa dans une gerbe de couleurs vives. Le petit appareil photo revenait à la vie, sous les yeux mouillés de joie d’Alex. Il l’avait toujours  senti,  et n’avait jamais cessé d’y croire. Ce soir, il le savait, était une victoire indiscutable de l’espoir sur le destin.

Oui, donc, l’appareil photo d’Alex va mieux. Merci pour lui. Pendant ce petit intermède, nous avons eu le temps d’atteindre notre destination pour l’ultime nuit : Miami.

Le temps est nuageux, et la ville n’est donc pas mise à son avantage. Contrairement à Miami beach qui était plutôt faite de petits immeubles assez bas et de maisons, Miami est une vraie grande ville américaine avec son lot d’imposants buildings. Le paysage n’est pas vraiment agréable, sauf quand on se rapproche des bords du port à la tombée de la nuit. On peut alors mieux contempler la ville sous ses plus beaux atouts. Je suis toujours surpris pas les décorations de noël : difficile d’être vraiment dans l’ambiance quand on se balade en short, et que les guirlandes sont accrochées aux palmiers.

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Pour le dîner, nous nous rendons à un petit restaurant de fruit de mer recommandé par notre guide, le Garcia’s, afin de profiter une dernière fois de la fraîcheur du poisson local. Nous aurions aimé nous promener davantage dans la ville, mais la pluie tombe abondamment, et nous sommes donc contraints de rentrer à l’hôtel. L’avion part tôt demain matin. Ces 4 jours ont été formidables, et je sais déjà que les prochaines semaines seront en grandes parties consacrées à trier les centaines de photos du séjour.

Comme on pouvait s’y attendre, ce voyage a été grandiose, et nous avons vécu un nombre de nouvelles expériences impressionnant. Le temps était idéal, malgré quelques déconvenues, comme les méduses ou des alligators un peu taciturnes. Le retour dans le froid de la Pennsylvanie a été un peu dur! En regardant un peu en arrière, je pense qu’une journée ou demie-journée supplémentaire à Key West aurait été appréciable, mais nous manquions de temps pour tout faire! SI certains sont tentés par le périple, mon dernier conseil sera de faire attention lorsque vous réservez vos activités à l’avance : sans passer directement par la personne qui fournit le service, vous aurez vite fait de voir la facture augmenter plus que de raison.

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Galerie photo du séjour en Floride (cliquez sur les vignettes pour voir la photo) :

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