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Jeudi, octobre 30th, 2008 | Auteur: Aquineas

Une fois l’an aux USA, un curieux phénomène peut être observé : le rayon bonbon du Wal-Mart local triple de volume, les boutiques de costumes fleurissent aux quatre coins des centres commerciaux, et beaucoup de maisons sont recouvertes de toiles d’araignées factices, agrémentées ici et là d’épouvantails ou de petits squelettes fluorescents. Ce changement très éphémère de l’environnement traduit généralement l’arrivée d’Halloween (il paraît…).

Le stagiaire français déteint alors un peu dans le paysage : il est plutôt d’avis de murer les fenêtres , plutôt que d’y suspendre quoi que ce soit, histoire d’échapper aux coups de vent glacés qui viennent inéluctablement lui chatouiller les orteils au réveil. Cependant, soucieux de s’intégrer au mieux dans notre nouvel écosystème, nous avons pris notre courage à deux mains, et nous sommes lancés dans l’ambitieuse entreprise qu’est la sculpture sur citrouille!

Voici donc le petit guide pour du « pumkin carving » de qualité :

1-Acheter sa citrouille :

4$ au Wal-Mart le plus proche, pour une énorme citrouille dont le diamètre avoisine les 50cm. Les grosses citrouilles semblent beaucoup plus faciles à sculpter que les toutes petites, ces dernières étant apparemment beaucoup plus dures. Conservez votre citrouille au frais.

Citrouille avant sculpture

2-Vider la citrouille :

Pour cela, découpez le haut de la citrouille, autour de la queue, selon un cercle dont le diamètre permettra de Citrouille vidéepasser aisément la main.

Avec une cuiller, raclez l’intérieur du fruit, afin de retirer toutes les graines et la partie la plus molle de la chaire, de façon à avoir la place d’installer une bougie par la suite, et d’éviter que l’intérieur de votre citrouille ne pourrisse trop rapidement. C’est la partie la plus longue et la moins marrante. A moins que tout cela ne dégénère en bataille de chaire à citrouille (je décline toute responsabilité en cas d’appartement pourri pour cause de pulpe de citrouille étalée contre le mur!).

3-Dessiner le patron :

A moins d’être un vétéran de la sculpture sur citrouille, vous ne voulez sûrement pas vous lancer à l’aveuglette! Je vous conseille donc d’imprimer sur une feuille votre dessin, à la bonne échelle de préférence, puis de dessiner sur la citrouille les lignes  de découpe. En ce qui me concerne, j’ai voulu tenter un bon vieil hommage à l’antique Space-Invaders.

Patron Spance invaders

4-La découpe :

Armé d’un bon couteau (ou plusieurs, de différentes tailles), vous voila prêt à découper votre citrouille. Soyez patient, la chaire de la citrouille est assez cassante, vous avez vite fait d’abimer votre fruit. Et accessoirement, attention aux doigts : la lame peut parfois avancer par à-coups lors de la découpe! Prenez votre temps, ne mettez pas vos doigts sur le trajet du couteau. Safety first! Pour les plus habiles, il est possible de jouer avec la lumière, et plutôt que de tout découper, vous pouvez juste amincir la citrouille par endroit, en creusant un peu avec une petite cuiller, afin de laisser des zones qui seront éclairées par transparence. Vous pouvez ainsi créer des effets d’ombre assez sympathiques (je ne m’y suis pas risqué!).

Pumkin en découpage

La citrouille terminée

5-L’éclairage :

Une bonne bougie.

Les citrouilles éclairées

Les citrouilles éclairées

Il ne vous reste plus qu’à aller installer votre œuvre sur le balcon, et à l’admirer tandis qu’elle illumine la nuit glaciale. Trop glaciale. Bon sang ça caille! Je retourne sous la couette.

PS : à l’heure où j’écris, les Phillies, l’équipe de Base-ball de Philadelphie, viennent d’être sacrés champion sdes World series! Une première depuis 28 ans!

Catégories: Recettes, Vie pratique  | 3 Comments
Vendredi, octobre 24th, 2008 | Auteur: Aquineas

Le lundi 13 octobre, le match de hockey sur glace opposant les Flyers aux Canadiens de Montreal se déroulait au Wachovia Center de Philadelphie pour la saison NHL 2008-2009. Une rencontre qui s’annonçait riche en action car c’était l’occasion pour les canadiens de prendre leur revanche après leur défaite contre l’équipe de Philadelphie l’année passée.

Stade Wachovia Center

Mais avant tout, quelques petits rappels s’imposent. Tout d’abord, kékécé le hockey? Y’a des règles? Alors oui, il y en a. Mais une fois qu’on a compris que ce sport fait intervenir deux équipes composées chacune 6 monstres montés sur patins près à écraser contre la vitre quiconque sur la glace ne porterait pas les couleurs de son équipe, on a assez largement débroussaillé le jardin des subtilités de ce sport. Bon bon, ok, c’est assez réducteur, pour de plus amples informations, je vous laisse consulter l’article Wikipédia sur le hockey.

Le Wachovia Center en lui même est assez impressionnant, le stade est très grand, et très bien pourvu en équipement son et lumière, ce qui lui permet des effets forts sympathiques au cours du match, comme recouvrir par exemple la glace d’éclairs, ou d’autres images pendant le match ou les temps morts.

Effets lumineux wachovia

La rencontre commence avec l’entrée des joueurs sur le terrain. Les flyers jouant à domicile, ils sont accueillis par une foule plutôt enthousiaste, tandis que les canadiens font leur entrée sous les huées des supporters. Le mot d’ordre est lancé : on oublie le fair play. On est ici pour compter les dents sur la glace, de préférence celles de l’adversaire.

Après que les deux hymnes nationaux ont été chantés, le match commence enfin! On retrouve ici un jeu beaucoup plus rapide que le football américain, et ça fait du bien. A ce point du récit, il est important de dire que mon téléobjectif n’a pas pu pénétrer dans l’enceinte du stade, si bien que les photos de joueurs en gros plan qui viendront illustrer cet article sont discrètement empruntées à l’une de mes collègues de stage. Que le dieu des blogs la bénisse sur 17 génération.

Engagement match flyers vs canadiens

Bref, je disais donc que le jeu est très dynamique, il en devient même parfois difficile de suivre le palet sur la glace. Beaucoup moins de temps morts qu’au football US, et surtout les joueurs n’ont pas peur de se rentrer dedans. En fait, ils passent même beaucoup plus de temps au contact de l’adversaire qu’au contact du palet! Et clou du spectacle, il n’est pas rare que des bagarres éclatent sur le terrain : si les gants et les casques sont retirés, on passe aux choses sérieuses, et on se tape vraiment dessus. Le plus drôle? Les arbitres laissent faire tant qu’aucun joueur ne finit allongé sur la glace. Les joueurs auraient tort de se priver, provoquer une bagarre provoquera uniquement l’expulsion du hockeyeur pour 2 minutes! Mais l’équipe pénalisée joue alors à 5 contre 6, voire 4 contre 6 si deux joueurs sont provisoirement expulsés! Prenez vous un petit hot-dog pour admirer le show, et l’expression circem & panem prend tout son sens.

Bagarre sur la glace!

Pour en revenir au jeu, les flyers ont mené en début de partir en marquant le premier goal. Les canadiens ont assez vite rattrapé leur retard en égalisant. Les équipes marqueront par la suite plusieurs fois chacune, offrant un match assez serré!

Les Flyers marquent!

A chacun des deux tiers-temps, la glace est refaite, et des T-shirts sont propulsés à l’aide de gros canons vers la foule, par des charmantes demoiselles sur patin. Si comme nous vous êtes assis dans les rangées du haut, il sera difficile d’attraper votre petit cadeau.

Finalement, les Canadiens réussissent à prendre un point d’avance aux Flyers dans le dernier tiers-temps (4-5). Les Flyers tentent alors le tout pour le tout, et le goal est remplacé par un joueur attaquant. Cette stratégie leur sera fatale, car ils encaisseront un dernier but, et la partie se terminera sur le score de 4-6 pour les Canadiens.

J’ai largement préféré cette soirée à mon expérience de football américain. Déjà, parce qu’en cas de pluie, on est couvert quoi qu’il arrive! Mais surtout parce que le hockey est beaucoup plus vivant et dynamique! On n’a pas le temps de s’ennuyer, on attend avec impatience le prochain but, ou la prochaine provocation d’un joueur sur la glace, ce qui conduira à coup sûr à une petite altercation divertissante.

LET’S GO FLYERS!

Hymne américain

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Lundi, octobre 20th, 2008 | Auteur: Aquineas

Il y a déjà deux mois que je devais publier cet article. A la suite de mon concert à New-York, j’étais allé me promener dans les jardins de Longwood Gardens, un des plus beaux jardins botaniques des Etats-Unis,  situé à 45 minutes de Philadelphia, et s’étalant sur plus de 4,2km². Mais finalement, je profite de ma deuxième visite pour vous faire partager cet agréable moment.

Fontaines du parc

Fleur dans les jardins de Longwood gardensAprès avoir été racheté à William Penn en 1700 (Penn, Pennsylvanie…), le domaine a été exploité en tant que ferme jusqu’en 1798, où il fut transformé en arboretum. C’est en 1905 que Pierre S. Du Pont rachète la propriété qui abrite alors l’une des plus belle collection d’arbres d’Amérique. Il continue d’enrichir la flore du parc avec de nombreux spécimens trouvés aux quatre coins de monde, et ajoute un onéreux système de fontaine, ainsi qu’une salle de spectacle dotée d’un orgue. C’est grâce à la famille Du Pont que nous pouvons encore de nos jours arpenter ce magnifique parc, et se perdre dans des serres magnifiquement fleuries ou bien se reposer sur l’une des nombreuses pelouses du parc, à l’ombre des arbres, ou au pied d’un lac. Les jardins regroupent au total plus de 11000 variétés de plantes et accueil chaque année de nombreux événements horticoles ou des spectacles sons-et-lumières.

Ma première visite avait eu lieu en août, alors que les jardins étaient d’un vert éclatants. Les serres sont toujours aussi impressionnantes, avec leurs jeux d’eau, et la collection de plantes tropicales. Dehors, malgré le froid qui s’installe de plus en plus en Pennsylvanie, la floraison des nénuphars persiste, et c’est tant mieux, car c’est splendide.

Serres de Longwood gardens

Mais en automne, et plus particulièrement à l’approche d’Halloween, l’ambiance du parc change sensiblement. Tout d’abord des trains miniatures ont fait leur apparition, pour la joie des plus petits. De gigantesques citrouilles sculptées sont aussi exposées le long des allées près des serres. Plus kitsch, des citrouilles en verre trônent au centre de la salle de bal. Cerise sur le gâteau, les arbres commencent à revêtir leur teinte rougeâtre si caractéristique.

Citrouille sculptée pour Halloween

Citrouille sculptée pour Halloween

Nénuphars en fleurC’est un réel plaisir de redécouvrir ce parc. Il est facile d’y passer une journée entière si vous prenez votre temps. Vous passerez un moment agréable, que vous aurez le plaisir de renouveler avec les changements de saisons. Pour ma part, je pense y retourner en décembre, quand les décorations de Noël seront installées!

Train miniature

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