II – Montréal, jour 2:
Après un bon brunch un peu bourratif que celui du premier jour, nous voila prêt à affronter de nouveau Montréal! Notre deuxième journée s’annonce sportive : au programme, l’ascension du terrible et vertigineux Mont-Royal, qui surplombe majestueusement la ville. Bon, il ne s’agit pas vraiment d’une expédition qui aurait fait rêver Edmound Hillary, le parc du Mont Royal est en effet très bien aménagé, et de nombreux chemins empruntés par les citadins pour leur jogging dominical permettent d’accéder rapidement au sommer, où les touristes se pressent pour prendre une photo de la ville canadienne. J’ai donc pu prendre une photo panoramique de la ville.

Cliquez ici pour accéder à la photo panoramique
Nous continuons notre balade dans le parc, en descendant vers le Lac aux Castors, où de nombreuses familles sont réunies pour pique-niquer. Idéal pour se détendre, jouer avec les statues, et se faire piquer par les moustiques! A un quart d’heure à pied, en sortant du parc, et en continuant plus au sud-ouest de la ville, on atteint l’Oratoire Saint Joseph, coiffé de son imposant dôme (le troisième plus grand au monde, oui madame!). De nombreux pèlerins viennent se recueillir dans cette basilique, en montant tous les escalier sur les genoux. Avis aux amateurs!
L’extérieur du bâtiment est en effet magnifique, l’édifice est relativement récent (1904), est à été récemment rénové, il est même équipé d’escalator! En revanche l’intérieur de la chapelle est une énorme déception : c’est très massif, bétonné, bref très moderne, ce qui jure totalement avec l’aspect extérieur, et c’est bien dommage! Un petit parc jouxte le bâtiment est retrace le chemin de croix. La matinée s’est déjà écoulée, nous devons donc retourner vers la voiture pour notre prochaine escale. Nous profitons du chemin du retour pour travers le cimetière du Mont Royal, où les tombés sont regroupées par communautés, c’est assez intéressant de voir les différents style en fonction des cultures et des pays. Dans un registre totalement différent, passage obligé par les galeries marchandes souterraines, qui couvrent une bonne partie de la ville, et permettent aux Montréallais de circuler au chaud lors des rudes hivers.

Et puis c’est le départ, Québec, nous voila (insérez au choix : youhou / youpi / youpla)!
III – Québec:
3h de voiture plus loin, nous arrivons dans la capitale de la région Québécoise! Pas de skyline, pas de gratte-ciel, la ville est beaucoup plus médiévale que tout ce que nous avons vu précédemment sur ce continent. Et pour cause, ancienne colonie française, cédée par la suite aux anglais, l’architecture de la ville est fortement influencée par l’ancien continent. Le cœur de la ville est entouré de remparts aux flancs recouverts d’herbe, et le château Frontenac surplombe l’ensemble de la citée, ce qui promet de magnifiques paysages pour le photographe en goguette.

La ville est extrêmement agitée : elle fête en effet ses 400 ans. Les restaurants sont pris d’assaut, et l’attente risque d’être longue. Nous en profitons pour nous balader dans la ville, et assister à différents concerts, et nous divertir devant les spectacles donnés par quelques saltimbanques (pas facile à caser celui-là…). Les différents édifices de la ville sont mis en valeur par des jeux de lumière, que l’on peut admirer en montant sur l’enceinte qui entoure la ville. La soirée est très agréable.
Après une courte nuit de sommeil, nous nous préparons pour Québec en mode diurne. Le point n’a pas encore été abordé, mais la température et le climat sous cette latitude est beaucoup plus agréable qu’en Pennsylvanie. Finies l’humidité excessive et les chaleurs étouffantes. Malgré le grand soleil, se balader au grand air reste agréable. Au niveau de l’itinéraire, il suffit de flâner, le paysage est de toute façon presque toujours charmant, la ville a su entretenir son côté pittoresque et touristique. Promenez vous sur les remparts afin de profiter de la vue sur la ville, parcourez les jusqu’à dominer le fleuve Saint-Laurent. des passerelles aménagées le long de la falaise permettent ensuite d’arriver au pied du château Frontenac. A partir de là, vous accèderez à des petites rues piétonnes, essentiellement commerciales, et très sympatiques.
Vous pouvez aussi descendre sur le port, où se trouve un véritable marché comme on les trouve en France. Soyons clairs, je ne fais vraiment pas parti de ceux qui jubilent le dimanche matin à l’idée d’aller faire le marché. Je n’y vais jamais, et n’ai jamais trouvé beaucoup d’attrait à ce lieux bruyant et bondé. Mais là, après seulement 3 mois de Wal mart et de légumes aseptisés, j’ai trouvé énormément de charme à cette petite hall remplie de produits frais, on y trouvait même du fromage, c’est dire! Très bonne surprise donc, et nous nous lâchons sur les fraises et les framboises que nous dégusterons plus tard dans la journée. L’Hôtel du Parlement, la mairie, la ville regorge d’édifice aux formes envoûtantes et captivantes.

Je n’ai jamais été très doué pour les description et lyrisme, mais une petite citation d’H.P. Lovecraft résumera assez bien la façon dont cette ville m’a touché : »
« Québec, la ville la plus ancienne, la plus belle, la plus charmante, la plus ensorcelante et la plus pittoresque d’Amérique du Nord est une mine de trésors inépuisable pour les historiens, les architectes et les amoureux de la beauté. »

Voila, c’est déjà beaucoup dire en si peu de mots. De nombreux parcs sont encore à visiter, mais nous n’avons plus beaucoup de temps, le retour vers KoP nous prendras 12h, dont 1h à la frontière (Labor day…).
Le voyage a été rapide, nous avons passé pas mal de temps dans la voiture, mais je ne regrette vraiment pas. Montréal et notamment Québec sont deux villes magnifiques et dépaysantes, et leurs banlieues regorgent sûrement de trésors que nous n’avons pas eu le temps de voir. Nous avons profité d’un temps très agréables, je pense que c’était la bonne saison pour profiter des paysages estivaux. Les villes en hiver doivent se couvrir d’un charme différent, mais je laisse ça aux plus intrépides! Dernière recommandation : quand bien même vous seriez rongés par la faim, l’hypoglycémie vous guetterait, vous seriez prêt à manger votre co-pilote, ne vous arrêtez jamais, au grand JAMAIS, dans une chaîne Roy Rogers. Voila. Et à tous ceux qui s’arrêteront quand même : bien fait pour vous, je vous avais prévenu!

Galerie photo du week-end au Canada (cliquez sur les vignettes pour voir la photo) :