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Jeudi, septembre 25th, 2008 | Auteur: Aquineas

L’Histoire s’est trop souvent concentrée sur les épopée épiques (voire même hippiques) des valeureux cowboys de l’Ouest, en délaissant du coup leurs cousins de l’Est, dont les aventures ne sont sûrement pas moins dignes de louanges. Afin de réparer un peu cette injustice, nous sommes partis assister à un rodeo dans le New Jersey (rodeo Cowtown), où les plus courageux gaillards de l’Est s’affrontent dans des joutes sans merci, dans un face à face cruel avec mère nature. Au programme : Bull riding (où le but est de tenir plus de 8sec sur le dos d’un taureau manifestement atteint d’une forme sévère de Parkinson des membres inférieurs), bronc riding, où le cowboy doit monter un cheval plutôt nerveux, capture de petit veau (à mains nues (steerwrestling), au lasso en solo (calf roping) ou à deux (team roping)), course d’obstacles pour les cow-girls (barrel racing), et bull riding par des jeunes cow-boys adolescents.

Intro Rodeo Cowtown

Mais nous sommes aux USA. Aussi un bon spectacle ne pourrait-il pas commencer sans rendre gloire au drapeau américain. Après le tour de pistes des étendards portés par de fières cow-girls, et rappelant, entre autre bien sûr, que « Jesus loves cowboys », un Monsieur Loyal à cheval s’avance au milieu de la piste et se lancer dans une vibrante tirade rappelant clairement pourquoi les américains sont le meilleur peuple que la terre a porté, et ne portera jamais. Puis suit l’indispensable hymne américain. Cette cérémonie d’ouverture sera fermée par une prière. Après le « amen » de rigueur repris par le public entier, les festivités peuvent enfin commencer!

La compétition débute sur le bull riding. Les bœufs sont déchaînés, et bien décidés à désarçonner sans ménagement les cavaliers. Certains tentent même de sortir des box où ils sont retenus en passant par dessus les murs. Peu de cowboys parviennent à tenir les 8 secondes nécessaire pour remporter l’épreuve, mais assez bizarrement, aucun blessé n’est à déplorer, malgré quelques coups de sabot bien placés. Après les bœufs, c’est au tour des chevaux d’essayer d’envoyer valser leur cavalier, avec plus ou moins de succès.

Bull riding

Entre chaque participant, le Monsieur Loyal, épaulé par un clown dans un tonneau se donnent du mal pour divertir la foule, à base de plaisanteries sur les cowboys en dehors du New Jersey, sur la campagne d’Obama, et sur d’autres sujets divers et variés…Une performance admirable, car à n’en pas douter, il n’est pas toujours facile de garder le sens de l’humour quand un bœuf de plusieurs centaines de kilos décide de vous charger.

Vient ensuite le steerwrestling. Le cavalier saute de son cheval en attrapant par les cornes un veau lancé à toute allure. Exercice plutôt physique, car en tentant d’arrêter un animal aussi massif, il n’est pas rare de se faire trainer sur une dizaine de mètres. Et pour finir, il faut réussir à coucher le veau par terre, s’opposant ainsi à l’instinct naturel de l’animal qui, lui, appréciait fortement sa position verticale. A l’issu du rodeo, je peux maintenant vous dire que la meilleure technique pour réussir ce challenge semble de faire complètement décoller le bovin, et de le retourner quand il ne touche plus le sol. Avis aux amateurs…

Steerwrestling

Place ensuite au calf roping. Il s’agit cette fois-ci pour le cavalier d’attraper  au lasso une vachette par le cou afin de l’immobiliser, puis de descendre de cheval pour venir lier entre elles les pattes de l’animal, hagard. Cette épreuve s’avère moins dangereuse pour le cavalier que pour la bête, celle-ci étant stoppée nette par la corde, ce qui peut même aller jusqu’à lui faire faire un saut très périlleux.

Calf Roping

L’exercice suivant est le team roping, qui consiste en du calf roping à deux, et où les vachettes sont remplacées par de plus gros bœufs. Nous rappelons aux spectateurs affamés que de nombreux hot-dogs, ou autres nachos sont disponibles aux stands. Pensez aussi à acheter votre lasso souvenir! Mais reprenons…

Team Roping

Mais le rodéo n’est pas uniquement un univers de testostérone. Les femmes aussi ont droit de galoper dans l’arène, pour participer au barrel racing, où elles devront slalomer le plus rapidement possible entre 3 barils disposés dans l’enclos. Moins dangereux que les précédentes épreuves, le barrel racing semble cependant très technique, et faire tomber un baril induit une lourde pénalité au niveau du temps.

Barrel Racing

La compétition se terminera sur un supplément de bull-riding, auquel participent notamment de jeunes adolescents en quête de gloire. Le show aura duré 2h30, et aura été vraiment très plaisant. Et ne croyez pas que l’attraction est là pour les touristes. C’est au contraire les locaux, les habitués, allant de l’amish au biker, qui se retrouvent régulièrement pour assister à ces épreuves de rodeo entre le printemps et l’automne. Rappelons que le rodeo est le sport officiel des états du Texas et du Wyoming.

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Jeudi, septembre 18th, 2008 | Auteur: Aquineas

Bon à la base je devais vous raconter mon expérience dans un centre de tir au pistolet aux USA. Mais bon, parfois le rouleau de la vie passe sur la molle pâte de vos espérance, un peu comme…. bah un peu comme une Chevrolet Impala qui décide de percuter l’avant d’une Ford Taurus. Voila. Tout ça pour dire que sur l’autoroute nous menant au stand de tir, nous avons été pris dans un carambolage à 5 voitures (et j’ai eu la bonne idée de me trouver tout au milieu…). Pas de blessés, beaucoup de tôle froissée, et un arrière goût amer. Bon faut voir les points positifs :

  • Depuis que je suis arrivé, je me suis souvent demandé comment ça se passe niveau paperasse en cas d’accident aux USA. Bah maintenant je sais. Le constat de l’accident est rédigé par les policiers eux-mêmes, qui créeront alors un fichier regroupant toutes les informations de l’accident (différentes versions des faits, les coordonnées, les assurances etc…), qui sera mis à disposition de chacun, et notamment de votre assurance.
  • Nous avons eu l’occasion de rouler dans une voiture de police américaine. 100 mètres au moins. Youpi.
  • Les airbag de la Ford Taurus sont forts moelleux, je recommande.
  • Le GPS, l’appareil photo, le pack de bière vont bien, merci pour eux.

Oui tiens d’ailleurs, au sujet du pack que vous verrez sur les photos : non nous comptions pas boire avant de tirer, ni après. Ce pack trainait dans mon coffre depuis une semaine. Et j’ai été un peu embêté quand le garagiste chargé du remorquage m’a annoncé qu’il ne pouvait pas le laisser dans le coffre, et que j’allais devoir le sortir devant les policiers. Apparemment, ce fut fait avec discrétion.

Ma voiture :

Ford Taurus après crash

Ford Taurus après crash

Bon allez, on garde le sourir (facile, c’était la mienne de tuture…) :

Ford Taurus après crash

(Non, les chaussures rouges ne permettent pas de revenir dans le Kansas en claquant les talons.)

Bon sinon, si vous connaissez quelqu’un qui vend une voiture à peu près exploitable aux alentours de Philadelphie, j’suis toujours preneur hein, non mais on sait jamais…

Jeudi, septembre 18th, 2008 | Auteur: Aquineas

II – Montréal, jour 2:

Après un bon brunch un peu bourratif que celui du premier jour, nous voila prêt à affronter de nouveau Montréal! Notre deuxième journée s’annonce sportive : au programme, l’ascension du terrible et vertigineux Mont-Royal, qui surplombe majestueusement la ville. Bon, il ne s’agit pas vraiment d’une expédition qui aurait fait rêver Edmound Hillary, le parc du Mont Royal est en effet très bien aménagé, et de nombreux chemins empruntés par les citadins pour leur jogging dominical permettent d’accéder rapidement au sommer, où les touristes se pressent pour prendre une photo de la ville canadienne. J’ai donc pu prendre une photo panoramique de la ville.

Vue de Montreal

Cliquez ici pour accéder à la photo panoramique

Oratoire saint josepheNous continuons notre balade dans le parc, en descendant vers le Lac aux Castors, où de nombreuses familles sont réunies pour pique-niquer. Idéal pour se détendre, jouer avec les statues, et se faire piquer par les moustiques! A un quart d’heure à pied, en sortant du parc, et en continuant plus au sud-ouest de la ville, on atteint l’Oratoire Saint Joseph, coiffé de son imposant dôme (le troisième plus grand au monde, oui madame!). De nombreux pèlerins viennent se recueillir dans cette basilique, en montant tous les escalier sur les genoux. Avis aux amateurs!

L’extérieur du bâtiment est en effet magnifique, l’édifice est relativement récent (1904), est à été récemment rénové, il est même équipé d’escalator! En revanche l’intérieur de la chapelle est une énorme déception : c’est très massif, bétonné, bref très moderne, ce qui jure totalement avec l’aspect extérieur, et c’est bien dommage! Un petit parc jouxte le bâtiment est retrace le chemin de croix. La matinée s’est déjà écoulée, nous devons donc retourner vers la voiture pour notre prochaine escale. Nous profitons du chemin du retour pour travers le cimetière du Mont Royal, où les tombés sont regroupées par communautés, c’est assez intéressant de voir les différents style en fonction des cultures et des pays. Dans un registre totalement différent, passage obligé par les galeries marchandes souterraines, qui couvrent une bonne partie de la ville, et permettent aux Montréallais de circuler au chaud lors des rudes hivers.

Cimetierre du Mont Royal

Et puis c’est le départ, Québec, nous voila (insérez au choix : youhou / youpi / youpla)!

III – Québec:

3h de voiture plus loin, nous arrivons dans la capitale de la région Québécoise! Pas de skyline, pas de gratte-ciel, la ville est beaucoup plus médiévale que tout ce que nous avons vu précédemment sur ce continent. Et pour cause, ancienne colonie française, cédée par la suite aux anglais, l’architecture de la ville est fortement influencée par l’ancien continent. Le cœur de la ville est entouré de remparts aux flancs recouverts d’herbe, et le château Frontenac surplombe l’ensemble de la citée, ce qui promet de magnifiques paysages pour le photographe en goguette.

Vue depuis les remparts de Québec city

La ville est extrêmement agitée : elle fête en effet ses 400 ans. Les restaurants sont pris d’assaut, et l’attente risque d’être longue. Nous en profitons pour nous balader dans la ville, et assister à différents concerts, et nous divertir devant les spectacles donnés par quelques saltimbanques (pas facile à caser celui-là…). Les différents édifices de la ville sont mis en valeur par des jeux de lumière, que l’on peut admirer en montant sur l’enceinte qui entoure la ville. La soirée est très agréable.

Le parlement québecoisAprès une courte nuit de sommeil, nous nous préparons pour Québec en mode diurne. Le point n’a pas encore été abordé, mais la température et le climat sous cette latitude est beaucoup plus agréable qu’en Pennsylvanie. Finies l’humidité excessive et les chaleurs étouffantes. Malgré le grand soleil, se balader au grand air reste agréable. Au niveau de l’itinéraire, il suffit de flâner, le paysage est de toute façon presque toujours charmant, la ville a su entretenir son côté pittoresque et touristique. Promenez vous sur les remparts afin de profiter de la vue sur la ville, parcourez les jusqu’à dominer le fleuve Saint-Laurent. des passerelles aménagées le long de la falaise permettent ensuite d’arriver au pied du château Frontenac. A partir de là, vous accèderez à des petites rues piétonnes, essentiellement commerciales, et très sympatiques.

Vous pouvez aussi descendre sur le port, où se trouve un véritable marché comme on les trouve en France. Soyons clairs, je ne fais vraiment pas parti de ceux qui jubilent le dimanche matin à l’idée d’aller faire le marché. Je n’y vais jamais, et n’ai jamais trouvé beaucoup d’attrait à ce lieux bruyant et bondé. Mais là, après seulement 3 mois de Wal mart et de légumes aseptisés, j’ai trouvé énormément de charme à cette petite hall remplie de produits frais, on y trouvait même du fromage, c’est dire! Très bonne surprise donc, et nous nous lâchons sur les fraises et les framboises que nous dégusterons plus tard dans la journée. L’Hôtel du Parlement, la mairie, la ville regorge d’édifice aux formes envoûtantes et captivantes.

Je n’ai jamais été très doué pour les description et lyrisme, mais une petite citation d’H.P. Lovecraft résumera assez bien la façon dont cette ville m’a touché : »

« Québec, la ville la plus ancienne, la plus belle, la plus charmante, la plus ensorcelante et la plus pittoresque d’Amérique du Nord est une mine de trésors inépuisable pour les historiens, les architectes et les amoureux de la beauté. »

Vue sur château Frontenac

Voila, c’est déjà beaucoup dire en si peu de mots. De nombreux parcs sont encore à visiter, mais nous n’avons plus beaucoup de temps, le retour vers KoP nous prendras 12h, dont 1h à la frontière (Labor day…).

Le voyage a été rapide, nous avons passé pas mal de temps dans la voiture, mais je ne regrette vraiment pas. Montréal et notamment Québec sont deux villes magnifiques et dépaysantes, et leurs banlieues regorgent sûrement de trésors que nous n’avons pas eu le temps de voir. Nous avons profité d’un temps très agréables, je pense que c’était la bonne saison pour profiter des paysages estivaux. Les villes en hiver doivent se couvrir d’un charme différent, mais je laisse ça aux plus intrépides! Dernière recommandation : quand bien même vous seriez rongés par la faim, l’hypoglycémie vous guetterait, vous seriez prêt à manger votre co-pilote, ne vous arrêtez jamais, au grand JAMAIS, dans une chaîne Roy Rogers. Voila. Et à tous ceux qui s’arrêteront quand même : bien fait pour vous, je vous avais prévenu!

Quebec city

Galerie photo du week-end au Canada (cliquez sur les vignettes pour voir la photo) :

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