Deuxième jour de ce week-end chargé en voiture. 3h30 de voiture pour se rendre de Cape Cod (voir l’article précédent) à Boston, puis il faudra compter près de 6h pour le retour vers King of Prussia, ce qui nous laisse finalement peu de temps pour visiter la ville.

Première étape, la célèbre Harvard, située dans Cambridge, au nord ouest de Boston.

Membre de l’ivy league, elle est l’une plus célèbre universités américaines et la plus ancienne (fondée en 1636). Le campus est en fait une véritable ville, où se côtoient les 400 bâtiments des différents départements de l’université. L’architecture varie entre le style Bostonien classique, avec ses briques rouges, et des styles beaucoup plus contemporains, avec des grandes parties vitrées. Le campus est particulièrement agréable, avec de nombreuses zones vertes, des squares…très différent de mon école sur Montpellier, évidemment.
Nous passons devant la bibliothèque de l’école, qui renferme la plus grande collection d’ouvrage parmi les 90 bibliothèques qui composent le réseau d’Harvard. Au total, avec 15 millions d’ouvrages en tout, ce réseau constitue la 4ème plus grande collection au monde.


Nous passons également devant le Memorial Hall, dans un style typiquement victorien, érigés en l’honneur des élève d’Harvard ayant combattus lors de la guerre civile american. La tour du bâtiment avait brulé en 1856 dans un incendie, et a finalement été reconstruit en 1999.
Nous longerons par la suite le Massachusetts Insitut of technology (MIT), qui fait elle aussi parti des grandes universités américaines. Même si le site propose lui aussi une architecture interessante, nous préfèrons aller directement dans le centre ville de Boston, en longeant les berges. La ville possède de nombreuses marina, et les berges sont bordées de grands parcs où les Bostoniens s’adonnent à la course à pied.
Nous nous garons dans le quartier appelé « Back Bay », largement résidentiel et qui ressemble à s’y méprendre à un quartier anglais typique. De là nous gagnons le centre ville en commençant par la State House du Massachusetts, qui abrite le gouvernement fédéré de l’état. Nous tombons alors sur le « Freedom Trail« , une ligne tracée sur le sol de la ville et qui guide les touristes vers les différents points historiques clés de la ville.
Cette initiative très pratique si on veut éviter de se balader sans cesse le guide à la main, a néanmoins un inconvénient : les trottoirs sur lesquels passe cette ligne sont bondés de groupes de touriste, alors que bien souvent le trottoir d’en face est vide. Si vous avez le temps de flâner, vous pouvez toujours prendre des chemins moins directs, cela vous éviter les bouchons. Mais nous avons assez peu de temps devant nous, nous décidons donc de suivre la foule.
Après la State House, nous logeons la Park Street Church, adjacente au Granary Burying Ground, le 3ème plus vieux cimetière de la ville, où sont enterrés un certains nombre de co-signataires de la déclaration d’indépendance. Plusieurs intervenants déguisé en tenue d’époque viendront vous éclaircir sur cette époque importante de l’histoire américaine, et vous raconteront des anecdotes sur les héros de cette guerre d’indépendance.
En continuant notre p’tit bout de trail,nous logeons la King’s chapel, elle aussi affublée de son petit cimetière. Le peloton se resserre, et nous tentons une audacieuse échappées afin de distancer l’amas de touristes italiens.
Quelques sites historiques plus loin, nous atteignons la Old State House, d’où la déclaration
d’indépendance fut proclamée le 18 juillet 1776. Quelques mètres plus loin, nous voici arrivés au Quincy Market, où se pressent chaque année 15 millions de visiteurs, venant pour manger dans les nombreux restaurants de la place, ou pour acheter des vêtements ou souvenirs de Boston. C’est l’un des endroits les plus animés et les plus touristiques de Boston.
Le parcours continue, avec son lot de petites églises et de cimetières. La balade se prolonge à l’extérieur du centre ville, jusqu’au port au nord de Boston, où est amarré l’USS Consitution, le plus vieux navire à flot du monde. Construit par la nouvelle et jeune nation américaine entre 1794 et 1797, il devait initialement protéger les navires commerçants américains harcelés par les pirates et les français au large de l’Algérie. Le navire s’illustrera dans d’autres guerres, contre les britanniques, les espagnols et Tripoli notamment. Le vaisseau est encore à ce jour dans les registres officiels de la Navy, et ce sont des marins en service qui sont assignés à bord de l’USS Constitution. Nous vous conseillons la visite guidée, qui dure une demi-heure, et qui est le seul moyen de voir l’intérieur du navire. Nous avons du nous contenter du pont.
Dernière étape de notre balade, le Bunker Hill Monument, un obélisque massif de 67m de haut, semblable au Washington Monument de Washington D.C., en plus petit cependant. Cet édifice a été érigé entre 1827 et 1843 pour commémorer la bataille de Bunker Hill. Il est possible d’accéder au sommet du bâtiment en grimpant ses 296 marches. La fatigue se fait certes un peu ressentir, mais nous ne reculons devant rien, et nous nous engageons dans l’étroit escalier. En courant. Ou pas. Arrivé en haut, les efforts sont récompensés par une magnifique vue sur l’ensemble de Boston et de sa banlieu. Le temps est très couvert, et les photos ne rendent malheureusement pas hommage au charme de cette ville.

Nous redescendons, mangeons dans l’un des nombreux restaurants italiens de la ville (relativement bon soi dit en passant…), et après une petite balade nous rejoignons la voiture : la route sera longue pour King of Prussia.
Parmi Philadelphie, Washington, et New York, Boston est sûrement la ville que j’ai trouvé la plus charmante. Ses marina, son architecture, sa taille raisonnable, l’aménagement des berges semblent en faire une ville très agréable à vivre. Nous n’avons pas eu le temps d’approfondir nos visites, n’y de mettre les pieds dans de nombreux quartiers réputés de la ville. Boston possède par ailleurs un aquarium assez célèbre que j’aimerai beaucoup visiter…bref, j’y retournerai dans peu de temps, c’est sûr!

