C’est l’été, il fait une chaleur épuisante à Philadelphie, c’est donc le moment idéal pour imiter un grand nombre d’américains qui chaque année viennent se réfugier sur la presqu’île de Cape Cod. Très longtemps demeurée le lieu de villégiature prisé des Bostoniens et New-Yorkais aisés, le cap offre de magnifiques plages de sable fin, un grand nombre de sentiers accessibles en vélo ou à pied, ainsi que de nombreuses excursions en mer.

Les deux îles au large de Cape Cod (Nantucket et Martha’s Vineyard), également très appréciées par les américains fortunés, sont accessibles par ferry. Mais le temps nous manquera pour les visiter.

Après une grosse soirée de voiture (6h30 pour venir depuis King of Prussia), et une courte nuit de sommeil dans un motel d’Eastham (42$ par personne, les hôtels profitent du succès de la presqu’île, et réserver à bon prix est difficile), nous arrivons à Provincetown. Il est délicat de trouver une place dans cette ville très touristique, le mieux étant de trouver un parking pas trop chère, à l’intérieur de la ville. A partir d’ici, il est possible d’aller en bateau admirer les baleines, très présentes dans la baie en cette saison. Prix : 37$ par adulte, il est préférable de réserver à l’avance. Notre bateau n’est pas complètement rempli, mais nous avons pris un tour assez tôt le matin. 20 minutes de navigation, et un petit speech sur l’anatomie du cétacé plus tard, nous nous approchons de la zone censée abriter l’animal. Tout à coup au loin une gerbe d’eau est propulsée dans l’air, suivi d’une énorme nageoire caudale qui jaillit avant de retomber lourdement dans la mer.

Capitaine Ahab en herbe, l’émotion nous saisit l’estomac, et la main posée sur le harpo… sur l’appareil photo, nous nous apprêtons à aller déranger ces pauvres baleines qui voulaient juste casser la dalle tranquillement. Tant pis pour elles. Notre frêle esquif se rapproche étonnamment des baleines : alors que je m’attendais à les observer de loin, nous arrivons pratiquement au contact. Certaines baleines assez joueuses passent pratiquement sous le bateau. La plupart se contentent de jouer de l’évent, avant de replonger lourdement. Les plus minutieux pourront s’amuser à essayer de reconnaître les différents individus répertoriés en fonction des motifs sur leurs nageoires. Les cétacés font parfois surface la tête la première, et sont alors harcelés par les mouettes.

Pour finir, voici une petite video réalisée par mon colocataire qui était aussi du voyage :
La balade en mer dure plus de deux heures. Au final nous aurons la chance d’observer une bonne douzaine de baleines, plutôt actives. Je suis vraiment impressionné par cette excursion et par la facilité avec laquelle nous avons approché ce géant des mers. Ce n’est certes pas donné, mais je pense que ça vaut largement les 37$.
Retour sur la terre ferme, l’estomac nous rappelle à l’ordre. Direction le Lobster Pot, qui propose une large carte de plats à base de fruits de mer, et notamment de homards du Maine. Les plats sont copieux et excellents. Nous n’avons même pas attendu pour être assis. Un très bon repas qui remet d’aplomb pour l’après-midi en perspective.

Nous commençons par une visite de Provincetown, où une importante communauté gay s’est installée. L’ambiance très touristique devient vite assez lourde, et nous préférons partir à la recherche d’un chemin de randonnée pour profiter de la végétation locale. Mais pour se rendre au début du parcours, il faut prendre la voiture. Les routes ne sont vraiment pas aménagées pour les piétons, et la presqu’île est grande. Après un passage au visitor center, nous nous engageons vers un chemin menant à une plage censée être magnifique et sauvage (Head meadow Beach). Arrivés sur place, on ne peut s’empêcher d’être déçu : si le sable fin, l’eau, les petites dunes recouvertes d’une délicate végatation et bordées de phares et maisons du plus beau style sont bien au rendez-vous, on est surpris par les camping-cars qui stationnent sur 100m à même la plage, permettant de débarquer les bateaux directement dans l’eau. Un beau paysage gaché dans les règles de l’art.

Après une petite pause sur la plage, nous repartons vers un autre sentier, censé nous mener jusqu’à Race Point Beach, au nord du cap. Au bout de 50 mètres, nous décidons sagement de faire demi-tour. Oh, l’endroit avait l’air sympatique, et ceux qui diront que nous avons lâchement fuit devant l’assaut de plusieurs dizaines de moustiques agressifs ne sont que des menteurs. Et d’abord il y en avait beaucoup plus que ça! Bref. Couverts du bouton, nous reprenons la voiture. Ce samedi est bien rempli, mais un autre rendez-vous nous attend, du côté de Boston.
En conclusion, j’ai vraiment apprécié cette petite journée à Cape Cod, notamment la balade au milieu des baleines qui est assez unique. Si vous comptez rester plus d’un jour, il peut être intéressant de louer des vélos pour bien profiter des différents sentiers. Les îles au large du Cap sont aussi très agréables à visiter si vous avez le temps!
