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Jeudi, juillet 31st, 2008 | Auteur: Aquineas

Je prends un peu de retard sur la mise à jour du blog ces derniers temps, la semaine ayant été bien remplie. Il y a donc une dizaine de jours, je suis retourné a New York, pour compléter un peu la premiere visite que j’y avais faite.

Après un peu de lèche vitrine, nous nous dirigeons vers le Rockefeller Center, dont l’étage panoramique permet d’avoir une vue magnifique sur New York.

Construit entre 1930 et 1939 au cœur de la crise économique, ce complexe a marqué son époque par son audace technologique et architecturale. le GE Building constitue la point culminant du complexe : 70 étages, 266m de haut. Même si aujourd’hui, il n’est plus que le 9ème plus haut immeuble de New York, son emplacement en fait le lieu idéal pour apprécier la Big Apple en hauteur. Central Park est en effet situé à quelques rues de là, et on a un très bonne vue sur le down town.

Vue sur Central Park depuis le GE building

Vue sur le Down town de NYC depuis le GE building

Le prix d’accès pour le toit panoramique du GE building ( nommé : « Top of the Rock»  ) est de 20$. Oui c’est très chère, mais la vue en vaut la peine, et ça reste toujours moins que pour accéder à l’Empire State Building. Et au moins ce dernier apparaîtra sur vos photos. Malgré le prix peu engageant, je pense que c’est tout de même un passage obligé à NYC pour bien se rendre compte du gigantisme de la ville. Pour finir une petite photo assez privée pour les disciples de la Somme sur i. Oui, nous sommes partout.

Somme sur i around the world

Nous reprenons notre bonhomme de chemin, direction, l’American Museum of Natural History. Musée fédérateur, puisqu’il comblera les amoureux de géologie, d’anthropologie, de geologie, de notre univers et j’en passe. Après quelques cafouillages dans le métro (qui ne brille pas par les informations à la disposition des voyageurs en cas de travaux sur les lignes…), nous arrivons au musée. Celui-ci touche à un nombre de domaines incroyable, et chaque collection est très bien organisée; ce qui tranche avec l’organisation globale du musée, puisqu’il est relativement difficile de s’y retrouver entre les différentes galeries. Plan obligatoire. Et ça ne suffit pas toujours.

T-rex au Museum d'histoire naturelle

La collection de gemmes est magnifique, et permet de bien comprendre la différence entre les différents types de pierre. Les galeries consacrées aux animaux sont regroupées selon les zones géographiques couvertes, ou par âges. Les squelettes de dinosaures, par exemple, sont impressionnants, et raviront les enfants qui se feront une joie de jouer avec un tibia de T-rex. Plus contemporaines, le musée propose aussi de longues galeries constituée de scène issues de la vie sauvage de notre planète. Les animaux des différentes zones géographiques y sont reconstitués en grandeur nature de manières très réalistes. Le animaux marins possèdent leur propre aile, où trône une reconstitution de la plus grande baleine jamais vue à ce jour.

Baleine bleue au museum d'histoire naturelle

L’Homme possède bien sûr sa propre galerie, l’occasion parfaite pour approfondir ses connaissance sur la théorie de l’évolution. Les gourous du créationnisme, courant de plus en plus virulent aux Etats-Unis n’ont, heureusement, pas encore pu encore percer dans cette institution.

Squelette humanoide

La Terre, l’espace sont aussi des thèmes largement abordés par le musée. Mention spéciale à une exposition qui parcours les tailles de différents constituants de notre univers, de la galaxie jusqu’au virus, en comparant successivement les tailles des reconstitution entre elles. On peut donc comparer une galaxie à un système solaire, puis à une étoile, etc, jusqu’à comparer la taille d’un virus avec une grosse molécule. Chaque objet est a chaque fois ramené à la taille d’un objet étalon (un gigantesque sphère qui occupe tout le hall du musée), et l’on compare cette sphère avec le dessin de l’objet plus petit. Bon d’accord, je ne suis pas clair, mais ça n’en reste pas moins très intéressant. Le musée est très ludique, ce qui explique le nombre important d’enfants, mais vous trouverez dans cet endroit les réponses à de nombreuses questions sur l’environnement qui vous entoure, de près ou de loin. A noter que des attractions supplémentaires et payantes sont également disponibles, telles des projections de films, et que les échos sont fort bons.

Mais l’heure tourne. Il faut savoir qu’en cette saison, se balader dans les rues de New York est très pénible du fait des fortes chaleurs. La climatisation des musées, même si elle est parfois excessives devient donc très agréable. Vers 16h-17h, le pire est passé, nous en profitons donc pour une petite balade (et sieste) à l’ombre des arbres dans Central Park. La fin de la soirée sera marquée par un excellent restaurant asiatique dans l’ouest de la ville, le Ruby Foo’s (à l’angle de Broadway et de la 77th), qui propose un cadre très agréable et une très bonne cuisine pour un prix abordable. Puis fin de soirée à Time Square. Mais ça, vous connaissez maintenant…

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Mercredi, juillet 16th, 2008 | Auteur: Aquineas

…mais pas loin.

Aujourd’hui s’achève ma longue quête de l’ID card américaine. Les anciens racontent que les origines de cette aventures se perdent dans la nuit des temps (1 mois jour pour jour en fait). Alors que je venais de débarquer dans ces terres hostiles et inconnues d’Ameriques, il m’a fallut confirmer mon adresse définitive à mon organisme sponsor (le formulaire à remplir est sur papier, mais la confirmation peut très bien se faire par mail). Vous devez vous signaler dans les 5 jours suivant votre arrivée, sous peine de… sous peine de je sais pas trop quoi enfait, mais si vous voulez vous simplifier la vie, faites le rapidement.

Après cette délicate épreuve, il vous faudra patienter 10 jours avant d’entreprendre les démarches pour obtenir votre Social Security Number (SSN), comparable à notre numéro de sécurité social, et qui peut être demandé dans un certain nombre de démarches officielles (notamment, obtenir une ID card). Après cette attente de 10 jours, il vous suffit de repérer le Social Security Office le plus proche (à partir du site officiel : http://www.ssa.gov/ ), et de vous y rendre avec les documents suivants :

  • Passeport + VISA
  • Formulaire DS-2019
  • Une lettre de votre entreprise certifiant que vous travaillez chez eux

(Cette démarche est valable dans le cas d’un étudiant en stage. Il doit exister d’autres cas bien sûr).

Le fameux petit numéro vous sera envoyé par la poste. Dans mon cas il a fallu attendre une semaine. Petite surprise en ouvrant l’enveloppe, l’administration américaine a décidé que Sébastien s’écrirait désormais « Sebastian» . Si ça c’est pas de l’intégration!

Exemple de la carte SSN

C’est à ce moment là que tout s’accélère, vous en voulez plus! Le passeport devient trop encombrant, il vous faut une ID card (qui plus est, l’ID card est nécessaire pour certaines opérations, comme souscrire à une assurance pour la voiture ou acheter la dite voiture)!

C’est cette fois-ci au Department of Transportation le plus proche que vous devez vous rendre (encore une fois, pour trouver le bureau le plus proche de chez vous : http://www.dot.gov/ ). Partez tôt si possible, il y a déjà la queue 30 minutes avant l’ouverture du bureau. Possédant déjà un permis international qui fonctionne très bien en Pennsylvanie, j’ai simplement besoin d’une non-driver photo ID card. Les documents nécessaires sont :

  • SSN (que vous exhiberez fièrement)
  • Votre passeport + Visa
  • Une lettre de votre entreprise certifiant que vous travaillez chez eux
  • 2 justificatifs de domiciliation (facture internet/cable, eau/gaz, bail etc…)
  • Un chèque de 10$

Le temps de remplir votre dossier et de prendre votre photo, vous voici en possession de votre magnifique (mais « temporary» ) ID card. La carte définitive arrivera par la poste.

Exemple Photo ID card

(Non je ne fais pas la gueule, je pensais vraiment sourire…)

Mais nous sommes exigeants, et nous irons plus loin encore! Nous enchaînons sur l’achat de la voiture. Premier arrêt à l’assurance, 15 minutes de remplissage de papiers, et tout est terminé. 90$/mois pour la couverture basique qui ne permet de poursuivre en justice un tiers que pour des vraies blessures (une option plus onéreuse permet cependant de poursuivre une personne pour des motifs beaucoup plus légers…mais passons). Nous continuons jusqu’au … je ne saurais dire… un commerçant qui se situe entre le vendeur de voiture, le bureau d’immatriculation, et l’assureur auto.. J’ai ainsi pu récupérer, grâce à cet intermédiaire, la voiture du précédent stagiaire, en la recevant officiellement comme « cadeau»  de sa part afin de ne pas payer de taxes sur une éventuelle vente. 15 minutes plus tard, je quitte l’établissement avec en main ma nouvelle plaque d’immatriculation et les papiers du véhicule. Me voila propriétaire d’une magnifique Ford Taurus 96, à la transmission infaillible (ou presque…). Oui, je fricote avec des vieilles.

Ford Taurus 96

Un mois jour pour jour après mon arrivée, j’ai finalement effectué toute la paperasserie administrative pour obtenir l’équivalent de notre carte d’identité. Le processus est relativement rapide, surtout si l’on considère qu’une fois le SSN obtenu, il ne m’a fallut qu’une matinée pour obtenir mon ID card et acheter ma voiture, tout en souscrivant à une assurance.

Lundi, juillet 14th, 2008 | Auteur: Aquineas

En ce jour de 14 juillet, ami français qui a la chance de lire ces lignes en savourant ce jour férié, sache que pendant ce temps, certains expatriés travaillent. Oui c’est dur. Et pourtant, notre 14 juillet national ne passe pas si inaperçu que ça de ce côté de l’Atlantique.

Certains disent les américains fermés aux autres cultures. C’est faux. Ils sont tout à fait enclin à s’imprégner des rituels de peuplades lointaines. C’est juste que les dites peuplades ne parviennent pas à reconnaître leur propre culture passée à travers le prisme américain.

Par exemple, le 12 juillet nous avons eu l’étrange occasion d’assister au « Bastille Day« , à Philadelphie. C’est une sorte de petite foire qui a lieu devant l’ancienne prison de la ville, à l’occasion de l’anniversaire de la prise de la Bastille. Le style assez glauque du pénitencier correspond assez bien à la vision qu’on peut se faire de l’ancienne prison française. Devant l’édifice se tiennent différents stands, qui ont davantage pour but de faire un peu d’argent en vendant des badges et quelques crêpes que de participer au rayonnement culturel français. Mais l’intention est là, et nous nous émerveillons devant les quelques pâtisseries proposées. Au centre de la foire, se tient une guillotine qui sera bientôt le sanglant théâtre des animations prévues dans l’après midi. De nombreuses personnes sont déguisées, à la mode Louis XVI ou bien en clichés français comme on les aime.

Déguisement Prise de la Bastille

déguisement bastille Day

17h, La foule commence à se masser autour de l’échafaud.

Pour une meilleure compréhension de ce qui va suivre, il convient de préciser ceci : ce spectacle était à l’origine (et continue de l’être…) organisé par une marque de gâteaux en sachet, nommée « Tasty Cake» . Voila. Cette information permet de mieux appréhender la philosophie de l’événement.

17h30, le spectacle commence.

Après un rapide speech expliquant que la reconstitution peut, éventuellement, peut être, possibly, prendre quelques libertés avec l’Histoire, et qui se termina sur cette phrase « as we say in French, « Perfecto!» ", les festivités débutent sur une chanson inévitable pour commémorer cet événement clé de l’histoire de France : je veux bien sûr parler de : …» God bless America» … oui je sais, ça surprend. Quelques dizaines de couplets plus loin, et à peu près 23456 occurrences de l’expression « God bless America» , nous embrayons sur la Marseillaise. Marie-Antoinette fait finalement son apparition sur les murs de la bastille (qui comme chacun sait, fut la résidence de vacances de la dame apparemment…).

Après un discours ponctué d’humour, et une bonne bouteille descendue dans le gosier de la reine, les révolutionnaires prennent d’assaut la bastille, à coup de mousquets. Mais l’armée royaliste est pleine de ressources. Et comme le dit si bien la reine : « si ils n’ont plus de pains, qu’ils mangent…..des TASTY CAKES!!!»  (véridique). C’est donc à coup de milliers de tasty cakes, lancés dans la foule (sous emballage quand même, allons…) que l’armée de la reine répond aux révolutionnaires. Mais une avalanche de gâteaux crémeux américains ne suffit pas à ébranler l’engouement républicain (on voit qu’ils n’en ont pas mangé…), et la reine finit par se rendre. Elle est donc traînée jusqu’à l’échafaud. Non pas qu’elle soit particulièrement réticente à l’idée de se faire décapitée, ou qu’elle soit enchaînée…non, c’est juste que l’actrice ne semble pas très bien gérer les 2 bouteilles de champagne qu’elle s’est envoyées depuis le début du show. Soyons bien claire : jusqu’à ce jour, je n’aurais jamais, au grand JAMAIS imaginé voir Marie-Antoinette, coiffée d’une choucroute garnie de 30cm de haut, totalement ivre, se faire trainer jusqu’à l’échafaud sous une pluie de petits gâteaux secs. C’est ça aussi la magie de l’Amérique.

Marie Antoinette

Lancer de Tasty Cakes

Alors que les gâteaux continuent de voler, que les gens se jettent dessus, ou se les renvoient copieusement à la face, Marie-Antoinette nous annonce avec difficulté qu’elle ne se souvient guère plus trop de son texte, qu’on va devoir arrêter le show dans pas trop longtemps, sûrement la chaleur-et-pis-de-toute-façon-je-retourne-boire-un-p’tit-verre-» hic» . Le spectacle s’arrête donc sur la décapitation d’une pastèque, et sur la descente laborieuse des marches de l’échafaud par la reine.

Une grande reconstitution historique qu’on ne pourra même pas qualifier de n’importe quoi tant les limites collant à cette définition ont été repoussées. Un très grand moment, du vrai dépaysement. (nan vraiment, je sais que vous me sentez sarcastique, mais on a vraiment bien rigolé).

Nous finissons cette journée mémorable sur une petite virée au quartier chinois. Je recommande très fortement le « Wong-Wong» , à l’angle de la 10ème et de Race St, qui propose un repas familiale pour 6-8 personnes (voire 9 très facilement…) pour 99$. Soupe de raviolis, légumes, riz, canard, homard, poisson, poulet, porc, une véritable débauche de plat, variés et très savoureux, pour un prix abordable.

Bon 14 juillet à tous ceux qui me liront!

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